Recherche d’emploi à l’international : utile le CV vidéo ?

Avec la montée en puissance de la vidéo, les interrogations des candidats à l’emploi à l’international, sont nombreuses : comme outil de candidature, la vidéo est-elle indispensable ou superflue ? A quoi sert-elle exactement ? Comment faire quelque chose de vraiment utile en étant aussi concis ? L’exercice n’est-il pas risqué ? Qu’en pensent les DRH ?…

A quoi sert la vidéo dans un processus de recrutement ?

Je n’adhère pas vraiment aux discours des partisans de la vidéo disant que la vidéo sert à se démarquer. Chercher à se démarquer à tout prix, ne peut pas être le but ultime d’un candidat, à mon sens. La recherche d’emploi engage bien d’autres choses qui vont au-delà du marketing de soi. Et puis, la vidéo a bien d’autres arguments. Son atout majeur, à mon avis, est de rendre visible ce qui est invisible sur un CV. Et tout compte fait, on ne voit pas grand-chose sur un CV ! Ni votre personnalité, ni la façon dont vous vous exprimez, en français et dans une ou des langue(s) étrangère(s). Dans ce sens, la vidéo peut être vue comme un outil complémentaire du CV. Une vidéo n’est pas non plus, une lettre de motivation. Son contenu est encore différent. C’est donc dans un pitch que vous allez pouvoir montrer votre personnalité et vous exprimer. Dans un bon pitch de 2 minutes ! Là, les envies de vidéo prennent tout leur sens…

En vous cherchant une source d’inspiration, je me suis souvenue des excellentes vidéos des élèves de Grenoble INP et j’ai posé toutes vos questions à John Kenwright, ‎Project Manager and ICTL Instructor à Grenoble INP. Voici donc les objectifs et les façons de faire de Grenoble INP.

John Kenwright est à l’origine de i3CV. L’Interactive International Internet CV est une présentation multimédia qui complète le « CV papier » pour candidater à l’international. Les jeunes diplômés de l’Institut Polytechnique de Grenoble se présentent dans une courte vidéo, en anglais et éventuellement d’autres langues (avec sous-titrage en anglais). L’opération a débuté en 2010. Aujourd’hui, plus de 700 élèves ont bénéficié de ce service et plus de 200 vidéos ont été mises en ligne.

Quelles sont vos ambitions avec cette opération ?

J. Kenwright: A l’heure du web 2.0, le CV seul ne suffit pas et les étudiants en ont bien conscience. Pour les jeunes diplômés qui s’apprêtent à mettre le pied à l’étrier de l’international, ce programme permet d’abord un parcours d’introspection répondant à la question : « Quels sont mes atouts ? ». C’est pourquoi, nous avons créé un vrai parcours avec du coaching réalisé par des DRH, du coaching linguistique, une conférence sur l’emploi à l’international, un concours de CV (Ultimate CV*) et le tournage et le montage d’un CV vidéo. Les objectifs visés sont d’aider les étudiants à mieux communiquer sur le plan professionnel, préparer les entretiens d’embauche à venir et augmenter leurs chances lors des candidatures à l’international. Ce programme valorise également l’attractivité de notre école.

Quel est le niveau d’anglais requis pour les ingénieurs ?

J. Kenwright : B2 est le niveau requis. L’anglais est testé en externe.

Comment se déroule la préparation du CV vidéo ?

J. Kenwright: En dernière année, que ce soit pour l’international ou non, tous les étudiants bénéficient de coaching en recherche d’emploi. Ceux qui souhaitent rejoindre i3CV, bénéficient de coaching supplémentaire. Une préparation est insérée dans leur cours d’anglais, d’une part. Par ailleurs, ils vont préparer le pitch destiné à la vidéo avec un réseau de partenaires de notre école. Il s’agit d’un réseau de DRH ou d’anciens dirigeants. Ce pitch doit faire 1 minute 30 à 2 minutes au maximum. Il doit comporter des anecdotes et exprimer les ambitions de l’étudiant.

Ceci prêt, ils bénéficient d’un dernier coaching linguistique et professionnel puis la vidéo est tournée en une heure. Plusieurs versions sont réalisées et les étudiants choisissent la version qu’ils préfèrent.

Quel conseil donneriez-vous sur la préparation ?

J. Kenwright: La seule vraie question à se poser est : « Que vais-je dire qui va compléter mon CV ? »

Avez-vous des retours de DRH à l’international ?

J. Kenwright: 90% de la quinzaine de DRH européens sondés, pensent que c’est utile ! Ils regardent les vidéos pour 2 raisons : pour voir la personnalité du candidat et pour se faire une idée de leurs qualités linguistiques. Mais comment savoir la part exacte de la vidéo dans l’embauche du jeune diplômé ? La réponse à cette question n’est pas facile à obtenir…

Du côté des étudiants, nous effectuons 2 sondages par an. Les retours sont excellents à 90%.

Télécharger des exemples de vidéos

Je traiterai la question technique de la vidéo à faire soi-même dans un prochain article à venir très rapidement.

*Ultimate CV est un concours pour déterminer le CV le plus innovant. Le jury est composé d’une quinzaine de référents.

 


Rechercher des offres à l’international sur Monster, LinkedIn et l’Apec

Que les postes proposés soient en France ou à l’étranger, une fois vos mots clés définis (voir cet article), votre recherche d’offres peut s’effectuer de façon efficace et rapide grâce aux opérateurs booléens. Ces petits mots ou symboles permettent de lier entre eux vos mots clés. Voyons dans cet article comment les utiliser au mieux. Vous pourrez ensuite les appliquer partout.

I – Le cas de Monster.com (et non « .fr »…)
Monster.com vous permet de faire des recherches par pays. Si vous vous orientez vers les USA, le Canada ou encore l’Allemagne, n’oubliez pas ce que j’indiquais dans un article récent (cliquez ici) à savoir que dans ces pays, Monster est leader en termes de postes pourvus…
Lorsque vous démarrez une recherche dans un pays, faire une recherche avec « French native » (avec des guillemets) vous donne une idée des emplois auxquels vous êtes susceptible de répondre en tant que Français. Si vous faites une recherche sur le Royaume-Uni par exemple, en arrivant sur monster.co.uk, vous indiquerez « french native » dans l’espace « mots clés ». Les guillemets indiquent au moteur de recherche que vous recherchez cette expression exacte dans toutes les annonces. Vous éviterez ainsi (dans un premier temps) tous les « french fluent, french bilingual… » mais aussi tous les « spanish native, italien native… » etc. C’est à dire le cumul des offres avec l’un ou l’autre de ces mots.

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Cette recherche donne 6 offres.
Si je poursuis ma recherche avec l’exemple de mon article précédent (commercial en informatique), je peux faire une nouvelle recherche avec ces quelques mots clés : french, sales, software (il est difficile de faire une recherche avec le mot « IT »), portfolio. Pour être sûr d’avoir ces quatre mots dans la même offre (et non : toutes les offres avec « french » + toutes les offres avec le mot « sales » + toutes les offres avec le mot « software », etc), vous allez utiliser AND en majuscule. Ce qui fait : « French » AND « sales » AND « software» AND «portolio » afin d’obtenir seulement les offres contenant tous ces mots à la fois. Ce qui donne dans cet exemple, 56 offres (avec quelques beaux postes dont l’un basé… à Paris !)

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Ceci n’est qu’un exemple à affiner, bien sûr (« portfolio » notamment, pour « portefeuille de clients » est discutable).
Vous avez utilisé ici 2 opérateurs : les guillemets et « ET », qui sont la plupart du temps, suffisants. Un 3e est l’astérisque qui après la racine d’un mot, va vous donner tous les résultats contenant cette racine. Exemple : Transl* va vous donner à la fois tous les postes de translator et toutes les offres avec les mots associés : translation, translate, etc.
Lorsque vous faites des recherche en France, sur Monster.fr, vous avez intérêt à utiliser au maximum la recherche sémantique qui est une des options proposées car c’est aux recherches par métier et par secteur que ce moteur réagit le mieux. Par contre, dès qu’il est question d’élargir sa recherche, il faut revenir aux opérateurs booléens que je viens de citer.

II – La recherche d’offres sur le site de l’Apec
L’Apec propose de l’emploi cadre en France dans des entreprises internationalisées mais aussi quelques offres à l’étranger. Vous les avez peut-être vues. Pour cela, il suffit, après avoir indiqué vos mots clés, de regarder, sur la gauche, le chiffre indiqué à côté de l’onglet « international ».
Sur 45 000 offres, 700 sont à l’international. C’est assez peu mais l’intérêt de ces offres est aussi de découvrir des cabinets de recrutement travaillant avec l’étranger et de repérer des entreprises étrangères se développant en France.
Le moteur de l’Apec est capable de repérer de nombreux postes allant dans le sens de ce que vous recherchez. C’est à dire proche de vos mots clés. Mais il est d’autant plus performant avec quelques opérateurs booléens comme ET, OU (commercial OU chargé d’affaires OU ingénieur d’affaires) ainsi qu’avec des guillemets (lorsque vous voulez retrouver des termes précis). N’oubliez pas de mettre vos opérateurs en majuscule.
Vous pouvez alors faire des recherches très efficaces, très rapides et créer des alertes.

III – Rechercher des offres à l’étranger sur LinkedIn
Vous utilisez probablement LinkedIn dans vos recherches d’emploi en France et peut-être aussi dans vos recherches à l’étranger. Si oui, vous avez raison. LinkedIn peut être utilisé à la fois pour vous donner une idée de votre marché de l’emploi potentiel dans tel ou tel pays ou tout simplement pour rechercher des offres. Ces dernières sont d’une grande qualité. A l’heure où j’écris ces lignes, je dispose du nouveau bureau de LinkedIn et des fonctionnalités qui évoluent ou changent sans cesse… C’est pourquoi je vais progresser en tenant cette article à jour.

En vous rendant sur la page « Carrières », sur l’onglet « emplois »

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commençons simplement par une recherche sur 2 fonctions (avec OR en majuscules), dans le monde entier :

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Pour une raison que j’ignore, ça ne fonctionne pas toujours immédiatement mais en insistant, ça fini par fonctionner ( !).

Notez que pour vous faire votre idée du marché de l’emploi dans le monde et dans vos fonctions, vous n’avez plus besoin de personne

Les filtres là, deviennent très intéressants (j’avais déjà filtré par date). Il est possible de filtrer par pays, par secteur et par fonction.

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Dans mon exemple, si je décide que je ne veux pas des relations publiques, ni de la gestion (comme secteurs) mais que je veux tous les autres secteurs, je coche ceux qui m’intéressent et qui s’affichent.  Reste 254 offres seulement :

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Les filtres sélectionnés s’affichent au-dessus de la première offre d’emploi.

Voyons à présent une autre façon de faire car ici, la recherche est bridée par des fonctions.

Je veux rechercher avec des mots clés liés à des compétences. Admettons que vous soyez commercial et que vous recherchiez un poste dans les cosmétiques. Nous avons vu dans les mots-clés que nous sommes sûrs des termes : portefeuille client (laissons le au singulier), vente, prospection. Ajoutons le secteur (cosmétiques) ainsi que le terme : international.

Nous allons utiliser quelques opérateurs booléens

5 opérateurs booléens fonctionnent dans Linkedin, voici ce qu’écrit l’assistance de LinkedIn :

  • Recherches avec NOT : si vous souhaitez exclure un terme précis, insérez l’expression NOT devant ce terme (par ex. : NOT ordinateur). Par exemple, saisissez “programmeur NOT manager”.
  • Recherches avec OR : si vous souhaitez inclure un ou plusieurs termes d’une liste dans les résultats, séparez les termes avec le mot OR en majuscules. Par exemple, saisissez “ventes OR marketing”.
  • Recherches avec AND : si vos résultats doivent inclure au moins deux termes d’une liste, vous pouvez utiliser le mot AND en majuscules comme séparateur. Par exemple, saisissez “manager AND directeur”. Remarque :vous n’avez pas besoin d’utiliser AND. Si vous saisissez deux termes ou plus, les résultats affichés incluront automatiquement l’ensemble des termes.
  • Recherches avec parenthèses : pour effectuer une recherche complexe, vous pouvez associer les termes en utilisant des parenthèses. Par exemple, pour trouver des personnes dont le profil contient “VP”, ou qui ont à la fois directeur ET division dans leur profil, saisissez “VP OR (directeur AND division)”.

Lors du traitement des recherches, l’ordre de priorité global est le suivant :

  1. Guillemets [“”]
  2. Parenthèses [()]
  3. NOT
  4. AND
  5. OR

En résumé :

  • AND que vous n’avez pas besoin de connaître ( !) car l’espace entre deux mots correspond à « AND ». Exemple : si vous entrez : communication digitale, sur le moteur de recherche, cela signifie : communication AND digitale
  • OR est probablement l’opérateur que vous allez utiliser le plus : business developer OR business developper (au cas où celui qui a rédigé l’annonce ait fait une faute d’orthographe…)
  • NOT (pour exclure)
  • «  Les guillements » pour sélectionner une expression exacte

Préparons notre recherche. La voici :

Portefeuille client vente prospection cosmétique international

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Elle dégage une offre d’une entreprise étrangère, en France.

Si elle vous convient, vous êtes prêt à mettre une alerte de recherche et vous pouvez passer à une recherche en anglais.

Il est souvent question de : « business development », « sales » (ou « selling ») dans les offres, ajoutons « cosmetics » (pour avoir un secteur, sinon, nous allons avoir 100 000 offres…) et ajoutons également « french » (langage que vous possédez). Vous pourrez ajouter « french native » (si vous vous sentez moins sûr de votre anglais).

Nous allons donc mettre les mots suivants :

french sales perfume OR french business development cosmetics

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Voici 12 offres (remarquez que les titres de postes sont différents…) dont le lieu est indiqué (sur la droite) : 3 offres au Canada, 3 dans le Royaume-Uni, etc…

Wouhaou ! n’est-ce pas ?

Evidemment, la première fois, c’est la migraine garantie ! Et évidement ce ne sont que des exemples qui peuvent être affinés à loisir !

N’oubliez pas de créer des alertes pour chaque recherche probante.

Vous allez rapidement devenir des pros dans ce domaine.

Qui mieux que ce type de recherche peut vous donner une idée du marché de l’emploi et vous collecter des offres ? Absolument personne.

III – Trouver des sites d’emploi étrangers : LA bonne adresse
Si vous souhaitez savoir quels sont les principaux sites d’emploi dans tel ou tel pays, vous avez tout intérêt à utiliser jobboardfinder.net qui répertorie plus de 800 sites d’emploi dans le monde. Il est également très efficace pour trouver des sites d’emploi par secteur d’activité en France.


Pourquoi il faut éviter les sites d’offres d’emploi

Vous passez un temps fou en recherche d’offres d’emploi, peut-être même vous demandez-vous si c’est normal. Vous pouvez aussi culpabiliser d’y passer trop temps ou à l’inverse, avoir jeté l’éponge et vous y plonger seulement quand vous vous sentez d’attaque… Mettez-vous à l’aise : les lignes qui suivent sont pour vous !

Il est de nombreuses choses sur lesquelles le chercheur d’emploi a peu de prise : son futur professionnel, son quotidien futur, ses finances, l’avancement de ses candidatures, la valeur de son expérience professionnelle ou encore l’image que les recruteurs ont de lui. C’est beaucoup. Par contre, parmi ce qu’il peut maîtriser, il y a une chose qu’il peut gérer parfaitement : son temps de recherche d’offres d’emploi. Donc là, il vaut mieux ne pas se rater.

Globalement les postes sont pourvus de 3 façons : suite à une offre d’emploi, suite à un contact réseau ou suite à une candidature spontanée et grosso modo, ces trois moyens se divisent en trois parts à peu près égales, en France du moins (car la candidature spontanée est plus développée en France qu’ailleurs). Ce qui signifie finalement qu’il y a une chance sur 3 pour que votre prochain poste soit trouvé grâce à une offre d’emploi. Logiquement, si vous souhaitez gérer votre temps intelligemment, votre recherche d’offres d’emploi ne peut donc occuper qu’un tiers de votre temps de recherche

Ceci signifie que vous pouvez passer une bonne dizaine d’heures par semaine à chercher des offres, postuler et organiser vos candidatures de façon à en garder une trace. Face à la multiplicité des sources, une dizaine d’heures pour trouver des offres, les assimiler, adapter votre CV, faire la lettre de motivation, c’est très peu. Si actuellement, vous traquez les offres sur une dizaine de sites (ce qui est vite fait surtout si vous cherchez aussi à l’étranger) et que vous passez une heure par site (ce qui est finalement peu), vous risquez fort de manquer de temps pour faire la lettre de motivation si inspirante, à laquelle vous songez.. ! Inutile de dire que si vous êtes en poste et que vous avez une dizaine d’heures au max par semaine à consacrer à votre recherche, contacts réseaux compris, vous êtes complètement out…

Pour corser le tout, depuis plusieurs années, beaucoup d’entreprises et les groupes notamment, préfèrent que les « candidats postulent sur leur site ». C’est pourquoi beaucoup d’entre eux ne diffusent leurs offres d’emploi que sur leurs sites. Soit ! Il faut donc se rendre sur les sites en question,  mettre une alerte mail ou organiser la tournée des offres d’emploi de façon régulière. A raison d’un formulaire long comme le bras à remplir si par malheur, vous décidez de postuler, vous risquez de faire chuter votre moyenne de façon très brutale…

Si vous reconnaissez vos difficultés dans ces lignes, rassurez-vous, vous êtes tout à fait dans la norme. Les candidats ont commencé à me dire, il y a au moins 4 ans, qu’ils passaient leur temps à rechercher des offres et à remplir des formulaires. Je l’ai entendu encore et encore avant d’essayer moi-même. Face à la multiplicité des sites d’offres de tous poils, il m’a fallu parfois deux jours et demi, à temps plview-1782619_1280ein, pour faire un réel tour des offres que je recherchais en France et postuler. Et j’ose avouer qu’il me fallait encore 1 journée pour faire le tour des offres de l’étranger. Soit 3 jours et demi ! J’en garde le souvenir d’un calvaire mais j’ai compris la plainte des candidats (et commencé à utiliser Google CSE !). La recherche d’offres est un moment surréaliste (autrement dit : qui ne résiste pas au réel !) de la vie professionnelle. Il vaut mieux le savoir. Certains recruteurs, furieux, m’en parlent bien, parfois, à leur façon : « Tu te rends compte ? DEUX candidatures seulement sur telle offre… ! » ou encore «Une candidature tellement bâclée que c’est franchement scandaleux ». Oui, oui, je me rends bien compte (même si je ne conçois pas que l’on bâcle une candidature) que certaines offres sont difficilement visibles et que certains candidats sont à bout.

Résister !

La multitude des sources d’offres d’emploi sur le web nous oblige à trancher et il ne faut pas hésiter à le faire. D’abord il faut être clair dans sa démarche et pour cela, être sûr de 3 choses :

Ensuite il faut passer un (seul) long moment à étudier les sites d’emploi et les sites d’entreprises pour sélectionner une fois pour toutes, ceux qui correspondent vraiment à votre recherche et au type d’emploi que vous souhaitez, vous mettre des alertes et… ne plus jamais y remettre les pieds (sauf si vous ne recevez aucune offre bien sûr, ce qui signifie que quelque chose ne fonctionne pas) ! Ceci veut dire :

  • blackbouler tous les sites qui ne proposent pas d’alerte mail
  • faire de même avec ceux qui montrent des faiblesses techniques au moment de l’enregistrement de votre candidature (vous savez, ceux qui affichent sans complexe, une grande page blanche après l’enregistrement et après avoir ramé un temps fou alors que vous aviez passé un quart d’heure à remplir le formulaire… ou pire, après que vous ayez écrit directement, à la suite du formulaire, un message de motivation ! Et qu’il n’y ait pas de méprise : ça arrive sur des sites d’offres d’emploi et des sites de recrutement de grandes enseignes américaines et aussi françaises !)
  • privilégier les sites dont les offres sont reprises par les agrégateurs de recherche (du type Indeed ou Adzuna)
  • et si vous vous sentez d’attaque, organiser vos recherches avec des outils comme google CSE (moteur de recherche personnalisé de Google) par exemple, très pratique pour des recherches mondiales…

Enfin, il faut se détendre ! Trancher veut dire penser : « Au diable, le reste ! ». C’est difficile mais c’est une question de survie.

Comptez sur le sourcing comme sur vos prises de contact

Vous récoltez peu d’offres ? Profitez-en pour soigner vos candidatures et relancer les recruteurs quand vous êtes sans nouvelle du processus de candidature. Savez-vous combien cette attitude fait la différence entre les candidats ?

Par ailleurs, face aux difficultés de recrutement actuelles, les recruteurs sont de plus en plus fins dans leurs recherches et le sourcing de plus en plus tendance. Vous avez donc tout intérêt à profiter du temps récupéré pour chouchouter votre profil LinkedIn, cultiver votre réseau et entrer dans les cercles des entreprises qui vous font envie. C’est tellement plus rentable et gratifiant !

En résumé

  • Interrogez-vous seulement sur vos entreprises suivies (pourquoi elles ?) et sur la qualité de vos mots clés (pourquoi ceux-là ?)
  • Déboulonnez sans aucun état d’âme tous les sites non rentables dans votre recherche
  • Montre en main, ne passez pas plus de 10 heures par semaine à postuler à des offres si votre recherche de boulot est à plein temps. Si elle n’est pas à plein temps et que vous ne pouvez lui consacrer que quelques heures par semaine, élaguez encore pour ne garder que ceux qui correspondent strictement à vos plus beaux rêves
  • Une fois votre étude faite, ne retournez pas sur les sites d’offres, laissez-les venir à vous sous forme d’alerte
  • Faites en sorte de gagner en visibilité auprès des recruteurs et des entreprises que vous visez via les réseaux de toutes sortes

Réussir sa recherche de Volontariat (V.I.E ou V.I.A) – Interview de Louis au Japon

Une histoire récurrente parmi les candidats au V.I.E est que beaucoup font finalement un V.I.A ou sont embauchés en contrat local. Le dénominateur commun de tous les candidats, quel que soit leur contrat, est une détermination sans faille à travailler dans le pays de leur choix… Voici l’exemple de Louis. Après des études d’ingénieur à l’INSA de Lyon, Louis est parti en Volontariat à Tokyo. Il est actuellement au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives). Trouver un travail au Japon n’est déjà pas donné à tout le monde mais partir dans ce pays en volontariat tient presque du miracle.. ! J’avais eu avec lui, un long entretien téléphonique alors qu’il était tout juste diplômé et en recherche de V.I.E. Presque un an plus tard, je l’interroge sur sa recherche de V.I.E et sur son expérience actuelle. Sa personnalité (plutôt calme et déterminée) et ses atouts personnels (maîtrise du japonais et formation initiale) font de lui un candidat très intéressant.

Qu’est-ce qui motivait votre recherche de V.I.E ?

Louis : Par-dessus tout, je voulais être au Japon ! Si je n’avais pas trouvé de volontariat, j’aurais travaillé en contrat local…

Quel a été votre atout principal pour être engagé en Volontariat International, à votre avis ?

Louis : J’avais eu la chance de réaliser auparavant dans le cadre de mes études deux stages au Japon : un stage de recherche dans une université Japonaise (suite à une candidature spontanée) ainsi qu’un stage dans une entreprise japonaise, trouvé grâce aux contacts de mon professeur de japonais. Un autre atout notoire est lié au fait d’avoir effectué ma recherche de V.I.E sur place, au Japon, pendant mon stage. Je pense que la qualité d’écoute de mes interlocuteurs était très bonne de ce fait. En étant sur place en stage, j’ai pu avoir plusieurs entretiens d’embauche ainsi que des entretiens informels sur les profils recherchés, les postes de V.I.E à venir, etc.

Parlez-nous de votre recherche

Louis : J’ai tout d’abord pris des contacts sur LinkedIn auprès des entreprises françaises basées au Japon dans les secteurs qui m’intéressaient. Ceci, dans l’optique de faire des candidatures spontanées. Les échanges que j’ai pu avoir sur ce réseau étaient plutôt bons, mes interlocuteurs m’orientant facilement vers les bons contacts. Ces mises en relation ont débouché sur 2 propositions de formalisation de projet. C’était à moi de faire des propositions, ce que je n’ai pas fait car les projets étaient éloignés, soit en termes de temps, soit par rapport à ce que je souhaitais faire. Peu après, suite à deux offres du CIVIweb auxquelles j’ai postulé, j’ai eu deux entretiens de recrutement. Dans la première offre, le niveau demandé de japonais était trop élevé mais la deuxième a débouché sur mon activité actuelle.

Généralement, je conseille 6 mois pour une recherche de V.I.E.  Est-ce juste dans votre cas ?

Louis : J’ai trouvé en trois mois, mais commencer à chercher 6 mois avant la date prévue me paraît pertinent.

Que notez-vous d’important, culturellement parlant, dans la recherche d’emploi au Japon ?

Louis : Etant donné le fossé culturel assez conséquent entre le Japon et la France, je pense que les profils ayant déjà un peu l’expérience du pays seront privilégiés, plus encore que pour d’autres destinations. A noter certains traits de personnalité importants : patience, calme et une relative introversion.

Venons-en au processus de candidature : combien avez-vous eu d’entretiens d’embauche pour ce poste ? et combien de temps a duré le processus ?

Louis : J’ai passé 2 entretiens. Le premier via Skype, avec les RH basées en France. Le deuxième de visu, avec les opérationnels, ici au Japon. Le processus entre le premier entretien d’embauche et l’embauche a duré environ 2 mois.

Êtes-vous satisfait de votre expérience professionnelle actuelle ?

Louis : Je suis très satisfait de mon poste. Il est même au-delà de mes espérances, surtout en termes de responsabilités données (ce qui est un dénominateur commun à beaucoup de postes en Volontariat). Je bénéficie aussi du fait d’être au sein d’une très petite équipe. Dans une si petite équipe, on peut vite se retrouver à devoir remplir des rôles assez importants, notamment quand votre supérieur est indisponible, par exemple. On se retrouve dans une position très privilégiée qui permet d’être en relation avec des gens haut placés dans les institutions. Autant dire qu’on est souvent (pour ne pas dire toujours), celui ayant le moins d’expérience lors des rencontres !

Ces positions, à l’étranger, permettent également d’avoir une vision très globale et à partir du « sommet » des institutions ou des entreprises françaises. C’est très intéressant !

J’ai appris énormément en 8 mois et je pense qu’il m’aurait fallu beaucoup plus de temps pour expérimenter autant de choses dans un poste en France.

Interview réalisée par Diane Pinelli

N’hésitez pas à poser vos questions et à échanger sur ce sujet dans le Groupe de L’Expatmobile, sur LinkedIn


Jeunes diplômés : les 6 points clés de la recherche d’emploi aux USA

Vous allez être diplômé sous peu et vous cherchez un emploi aux USA ? Peut-être même, terminez-vous une période d’études dans ce pays que vous ne voulez pas quitter ? Quelle que soit votre situation, vous devrez tout particulièrement motiver vos interlocuteurs américains ! Voici 6 points clés à bien connaître pour être efficace.

  1. Ne pas vous mettre en concurrence avec les « natifs »

Ce qui vous décourage, c’est de vous mettre en concurrence avec les candidats américains car ils sont gagnants dans ce match là ! Privilégiez certaines voies comme le réseau ou la candidature spontanée. Recensez très précisément votre réseau et prenez des contacts ciblés et précis en vous manifestant sur des questions que vous aurez élaborées au mieux. Repérez des entreprises dont les activités vous inspirent et adressez-leur votre candidature spontanée. Cette dernière a moins le vent en poupe qu’en France, c’est pourquoi si vous manifestez une bonne connaissance de l’entreprise et si vous avez un projet intéressant, la démarche peut être payante. Sélectionnez soigneusement vos sociétés : elles se développent dans un pays francophone ? elles sont en lien avec votre école ? elles sont en lien avec votre type de formation ? elles ont déjà recruté un élève de votre école ? etc.

2. Connaître votre « valeur ajoutée » 

Avant toute démarche, c’est LA question à maîtriser. C’est elle, elle et encore elle qui va faire la différence. D’où l’intérêt d’avoir planché sur votre projet professionnel. « Quels sont mes atouts pour tel type de poste dans ce contexte ? » doit être la question que vous maîtrisez le mieux au monde. Et cette question n’est pas seulement celle de votre formation mais aussi celle de votre parcours, de votre personnalité et de vos atouts personnels.

3. Être prêt à expliquer votre parcours encore et encore

Diplômes, école, formation, expériences extra-professionnelles et/ou multiculturelles … soyez prêt à tout expliquer de long en large et en diagonale à des personnes qui ne connaîtront probablement même pas le nom de votre école… même si elle est prestigieuse en France ! Recensez tout le vocabulaire nécessaire sur le sujet et devenez intarissable en explications. Sachez que rien ne « coulera de source » pour votre interlocuteur et soyez-en bien convaincu. Et le barrage n’est pas uniquement celui de la langue… Rien ne va de soi à l’étranger, ni le contenu des formations, ni les compétences acquises en stage, ni celles acquises dans les expériences extra-scolaires.

4. Prendre contact avec les opérationnels (et non avec les ressources humaines)

Vous, c’est sur le terrain que vous pouvez faire la différence. Or les RH vont généralement étudier votre candidature avec leur grille de lecture : formation connue ou pas, compétences acquises, savoir-être, niveau de langue, … et dans 3 domaines sur 4, vous n’allez pas soutenir la différence avec les natifs. Si vous vous êtes donné du mal dans vos recherches d’entreprises et que vous avez quelques projets ou idées en tête, évitez de les adresser aux RH. Choisissez plutôt d’entrer en contact avec les opérationnels potentiellement intéressés par votre candidature.

5. Valoriser votre expérience associative

C’est le moment ou jamais de valoriser votre participation à votre association et à son action aux USA, si elle en a eu une… Soyez vraiment au clair sur ce que vous avez acquis dans cette expérience et surtout, sur ce que vous pouvez transposer dans le domaine professionnel ! Les Américains fonctionnent à l’expérience et au mérite, vous le savez. Ne ménagez donc pas vos efforts et oubliez toute « humilité de bon ton ». Non pas qu’il faille être prétentieux, loin de là, mais gardez en tête qu’il faut être capable de s’exprimer à fond et sans détour.

6. Savoir utiliser LinkedIn

Le web fourmille de bons conseils et c’est très bien mais dans votre recherche d’emploi aux USA, surveillez ces 4 éléments :

  • la taille et la qualité de votre réseau sont importantes dans ce pays. Faites en sorte d’avoir les « bons contacts » (vos collègues de formation, certains de vos professeurs, vos ex-professeurs, vos ex-responsables de stages, vos ex-camarades, etc) et d’en avoir un nombre suffisant (300 contacts seraient bien…)
  • dans votre réseau, faites en sorte d’avoir quelqu’un de l’entreprise que vous visez, quand vous en visez une
  • sur votre profil, mentionnez clairement que vous êtes en recherche d’opportunité. Pas forcément dans le titre mais en début de résumé, par exemple. Les Américains aiment que les choses soient claires.
  • la plupart des recruteurs garderont votre profil LinkedIn ouvert, durant votre entretien, le jour où vous en aurez un. Il doit donc vous « coller » parfaitement…

Perspectives 2016 sur la recherche d’emploi à l’international et l’expatriation

Cooptation quand tu nous tiens…

La cooptation dont la cote est montante, va rester une tendance « essentielle et durable dans les recrutements ». Sur l’étude de LinkedIn, elle apparaît nettement : entre 2014 et 2015, les recrutements à l’issue d’une cooptation ont doublé dans certains pays (aux USA et en Chine) et même triplé en Allemagne. En moyenne mondiale, ce type de recrutement a doublé en 1 an. Après nous avoir, dans un premier temps, sorti de l’anonymat, les réseaux sociaux continuent sur leur lancée et aujourd’hui, l’exigence de reconnaissance mutuelle est forte. L’isolement n’a jamais été payant en matière de recherche d’emploi mais il est en passe de devenir rédhibitoire. Et ce sera peut-être le plus grand basculement de 2016 en matière de recrutement ! La question n’est plus de savoir si le réseau peut vous aider à changer d’emploi mais plutôt s’il est suffisant pour vous le permettre… Et ceci devient vrai aux quatre coins du globe. A vous d’étudier cette question que vous pouvez peut-être prendre… d’abord à l’envers : « Qui est manquant dans mon réseau ? » avant d’affiner ensuite : « A quel type de poste mon réseau peut-il me mener ? Qui peut parler de mes compétences ? Qui le fera ? » etc. Ces questions sont multiples et décisives.

C’était prévu de longue date mais LinkedIn l’annonce : détrônant les sites d’emploi, les réseaux sociaux occuperaient la première place pour recruter des profils de « qualité ». Il est donc bien certain qu’en 2016 chasse, vérifications de profils et nombre d’offres postées sur les réseaux ne feront que croître. Vous pouvez vérifier vos connaissances en matière d’utilisation de LinkedIn en consultant les documents créés par LinkedIn France (dont celui-ci et celui-ci) et vous avez intérêt à suivre les publications de LinkedIn France sur le sujet. Vous trouverez également au bas de cette page, des liens vers les actualités de LinkedIn dans les autres pays.

Le mythe de l’expatriation « classique » est mort : vive l’expatrié ?

Une étude Ipsos sur les Français de l’étranger, parue à l’automne 2015, indique que 38% des expatriés sont partis pour « progresser dans leur vie professionnelle » (ce qui correspond tout à fait aux résultats de l’étude du Boston Consulting Group sur laquelle j’ai écrit un article sur GlobalizNow) mais ce qu’elle annonce surtout est que 67% des expatriés français travaillent dans des entreprises étrangères et qu’ils ont trouvé leur travail sur place. Ces chiffres sont très clairs et si vous espérez partir ou repartir avec une entreprise française, notez bien que seuls 14% des expatriés français le sont du fait de leur entreprise et que seulement 7% ont été recrutés pour être expatriés… Cette tendance est amorcée depuis plusieurs années et en 2016, si vous êtes déterminé à partir… envisagez sérieusement de vous y prendre autrement !

Quels sont les pays porteurs, professionnellement parlant ?

Si la progression professionnelle est votre moteur, une étude d’Aon « Trends-in-Global-Employee-Engagement » confirme certaines tendances que voici : en 2015, les possibilités les plus importantes étaient « en Inde, au Canada et sur tous les marchés à forte croissance en Amérique Latine ». A l’inverse, les plus petites progressions étaient enregistrées au Japon et dans les pays d’Europe de l’Ouest. En 2016, cette tendance devrait rester la même avec une probable et importante progression des possibilités dans les pays d’Europe de l’Est. C’est du moins, mon analyse.

Vous vous interrogez sur le peu de retour de vos candidatures ?

Retenez deux des chiffres avancés récemment par Careerbuilder. En moyenne mondiale, il faut 9 candidatures pour obtenir 2 entretiens (téléphonique ou de visu) et 40% des candidatures restent sans réponse. 2016 ne devrait apporter aucun changement mais une bonne résolution peut être de savoir comment vous vous situez par rapport à cette moyenne. Si vous avez un meilleur rendement, c’est formidable mais s’il est moins bon, sachez (sans en faire une obsession) en découvrir la cause.

Des chercheurs d’emploi avisés face à des recruteurs frileux ?

C’est l’évidence, chercheurs d’emploi et recruteurs ne sont pas sur le même plan. Pour les premiers, l’enjeu est vital tandis que pour les seconds, le risque est du côté de l’erreur. Les premiers ont donc tendance à être innovants et créatifs tandis que la peur de se tromper tend à rendre les seconds, précautionneux. D’où quelques difficultés de communication. Un compte-rendu du Lab’Ho* titrait récemment : « Des recruteurs trop conservateurs par crainte de l’inconnu et des candidats modernistes par nécessité ». La difficulté de la recherche d’emploi vous rend généralement innovants et habiles et c’est très bien mais ne changez rien ! D’une part, gardez en tête que la plupart des recruteurs à l’international sont très, très avisés… et de l’autre, sachez que le recrutement connaît lui aussi, depuis plusieurs années, des difficultés qui le secoue beaucoup. Pour 2016, il faut envisager des recruteurs encore mieux formés, plus avertis, plus chasseurs (sur les réseaux), œuvrant avec toujours plus de technique voire avec une pointe de technologie (tests, mises en situations, applications,…)

Avec tous mes voeux de réussite !
* « Recruter, recrutez, recruté(e)s autrement » est la première étude menée par le Lab’Ho pour « Oui, le Cercle pour l’emploi », espace de réflexion lancé par le Groupe Adecco


Facebook dans la recherche d’emploi à l’international : astuces et nouveautés

Dans un article précédent, j’avais souligné que si vous êtes jeune diplômé notamment, vous avez intérêt à orchestrer vos recherches d’emploi en tenant compte des pages carrières des entreprises sur Facebook. Aujourd’hui, des changements sont en cours et Facebook indique ouvrir la recherche aux publications publiques, ce qui va faire de lui un moteur de recherche au même titre que google. Il s’agit d’un changement majeur et il y a fort à parier que les entreprises vont rapidement saisir ce que ces changements peuvent leur apporter en terme de clients mais aussi de candidats…

Concrètement, il sera possible de suivre des conversations en indiquant le mot « recrutement » dans la barre de recherche, par exemple. Il s’agira d’une recherche en temps réel identifiant les conversations les plus récentes sur le sujet. Nous serons donc loin du seul « bruit » fait par nos « amis » et leurs cercles…

Profitons des changements annoncés pour faire le point sur l’existant et vous préparer au mieux en explorant la présence du recrutement sur via les Fanpages notamment.

Présence du recrutement sur Facebook

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Vous voyez que le seul mot « carrières » indiqué dans la barre de recherche distingue (à gauche) les personnes, les pages, les lieux, etc. En cliquant sur « Trouver plus de résultats » (en bas de page), vous pouvez choisir ensuite les « Pages » et arriver alors sur les Fanpages dédiées au recrutement des entreprises présentes sur Facebook.

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Sur ces Fanpages, vous pourrez connaître les événements des entreprises, poser des questions, etc. Si vous cliquez sur « Evènements » (colonne de gauche), vous aurez une liste d’événements à venir, dédiés eux aussi au recrutement.

Essayez également le mot « recrutement », également utilisé par les entreprises pour baptiser leur page.

Les Pages internationales

Sur les pages des entreprises internationales, « career » est largement utilisé

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La rubrique « événements » (colonne de gauche) est peut-être moins intéressante (et encore..!) car la plupart des événements ont lieu à l’étranger mais la rubrique « groupes » peut vous permettre aussi de rejoindre facilement des groupes qui vous intéressent

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Ce petit sigle  Image 5 bis-FB(apparu depuis peu) vous indique qu’il s’agit de la page officielle de l’entreprise ou du groupe en question.

Du rôle des Fanpages

Renforcer leur présence, partager leurs événements de recrutement, ouvrir un espace de dialogue, vous proposer un lien direct vers les offres d’emploi… sont parmi les objectifs des sociétés vis à vis des candidats, comme en témoigne cette page, par exemple

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La présence des sociétés est très inégale sur Facebook, concernant le recrutement du moins mais il est difficile de tourner purement et simplement le dos à ce réseau sous prétexte qu’il ne s’agit pas d’un réseau professionnel. Vous avez plutôt intérêt à jouer le jeu, garder vos publications privées… privées, les enrichir éventuellement de publications publiques et sinon à vous manifester sur les pages des entreprises, du moins à avoir connaissance de leur existence.

Ceci dit, ces pages sont utiles pour poser vos questions. Les pages des entreprises américaines notamment, sont instructives à cet égard car les questions concernant les processus de recutement (avec des réponses indiquées en MP) sont assez fréquentes, la page Facebook de l’entreprise jouant alors son véritable rôle d’ambassadeur.

Tout ceci, en attendant de pouvoir entrer directement dans les conversations lancées par les entreprises…

Nous pouvons débattre sur ce sujet dans le groupe « L’Expatmobile » sur LinkedIn


Rechercher des offres : dégager les bons mots clés

Parmi les difficultés actuelles liées à la recherche d’emploi, vient en tête de liste, le temps passé en recherche d’offres… Le nombre croissant de sites d’emploi ainsi que le fait que les entreprises soient de plus en plus nombreuses à organiser les candidatures directement sur leur site, rallongent le processus de recherche qui peut devenir phénoménal quand il est question de faire des recherches à l’étranger. C’est pourquoi j’ai écrit un premier article (à partir d’une étude de CareerBuilder), sur les principales façons de chercher un emploi dans 4 pays étrangers (consultable ici). Aujourd’hui, je vous propose de régler la question des mots clés avant d’aborder dans ce 3e article (cliquez ici) les sites d’emploi à l’international.

Si un jour vous avez trouvé, au moment où vous vous y attendiez le moins, une offre d’emploi vous concernant alors que vous veniez de passer des heures en recherche… cet article s’adresse à vous !

Les mots clés dans les offres rédigées en français

Il y a plusieurs problèmes mais commençons par l’accessoire : surveiller les fautes d’orthographe, les vôtres comme celles des recruteurs, peut vous faire gagner du temps. Les offres en sont bourrées, surtout dans les termes en anglais. Ainsi, si je fais une recherche de « business developer » sur Monster, je trouve 49 offres :

Capture d'écran developer

mais si je fais une recherche de « business developper » (avec 2 « p »), je trouve 315 offres…

 developper

Sachant que dans les offres de « developer » , il y a des offres de « developper » et vice-versa, ce n’est pas un problème, me direz-vous… Peut-être mais d’une part, c’est assez louche pour vous mettre sur vos gardes et d’autre part, dans le 2e cas, (celui de « developper ») les 315 offres et leurs nombreux déchets (web developer, contrôleur de gestion, téléprospecteur, chargé de recrutement… etc) vont vous faire perdre du temps. Une bonne façon de ne pas brasser du volume pour rien et d’arriver rapidement à ce que l’on souhaite (il y a assez à faire pour dégager les offres à l’international !) consiste donc à surveiller l’orthographe… Et ceci est vérifiable sur différents sites (Apec, Cadremploi, etc).

Deuxième chose : la recherche par fonction. Vous l’avez constaté, les moteurs de recherche d’offres des sites d’emploi nous proposent systématiquement de faire des recherches par « titre » (fonction), alors que ce type de recherche n’a rien d’une science exacte, même en indiquant un secteur d’activité. Même sur le moteur de recherches de l’Apec (qui à mon sens est l’un des plus satisfaisants) : les termes « animateur des ventes informatique » dégagent 414 offres et « commercial informatique », termes plus génériques, ramène 2371 offres, ce qui fait beaucoup d’offres avec beaucoup de « déchets » (formateur, developer, chargé de recrutement, etc). Mais le principal problème, celui qui nous intéresse du moins, c’est que dans les offres d’ « animateur des ventes informatique », il n’y a pratiquement pas de « commercial informatique » et vice-versa… Dans cet exemple, nous avons donc près de 3000 offres à parcourir puis il y aura tous les autres termes « métier » à essayer. Face à ces questions de langage et de culture, il faut donc s’y prendre autrement.

Une astuce possible consiste à dégager ce qui est commun entre les offres qui vous intéressent et vos recherches. Et c’est beaucoup plus rentable. Vous avez du moins, intérêt à essayer. Dans l’exemple que je viens de donner, si au lieu de définir une fonction, j’indique les mots clés suivants : « solution informatique, portefeuille clients, prospection, vente », il me reste… 137 offres mais tous les « contrôleur de gestion », « téléprospecteur » ou « chargé de communication » ont disparu. De la première à la dernière page, les offres correspondent à  des métiers de vente (aux titres variés : business developer, ingénieur commercial, attaché commercial…) dans le secteur de l’informatique.

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Vous êtes plutôt un ingénieur d’affaires, en poste et vous disposez de peu de temps à consacrer à votre recherche d’emploi ? En ajoutant « management, recrutement » aux mots clés précédents, vous arrivez à 6 offres… Dans le cas inverse où vous disposez de temps mais où vous ne trouvez pas beaucoup d’offres correspondant à vos compétences et/ou votre secteur d’activité, ce travail sur les mots clés peut être réfléchi dans l’objectif de vous ouvrir des perspectives.

Toujours dans l’idée de gagner du temps et de l’énergie, dégager les bons mots clés vous permettra de vous programmer des alertes efficaces. C’est à étudier au cas par cas. Certains agrégateurs sont très… lourds ! Vous ne voyez pas le rapport entre « chargé d’affaires, informatique » et « chirurgien viscères » ? Et bien lui, si !

Pour vous aider à réfléchir à vos mots-clés, vous pouvez jeter un coup d’oeil sur l’annuaire des métiers de l’Apec (en cliquant ici)

Attention aux termes empruntés à l’anglais dans les offres en français

Voici l’exemple :

Capture d'écran 19.15

Les termes « communication digitale » permettent de dégager 701 offres. Après les quelques premières pages, les offres débordent largement sur d’autres métiers mais il n’y aucune offre de « brand content manager » (responsable de contenu de la marque), par exemple. Or si vous faites une recherche « brand content » (19 offres), vous avez là un joyeux fourre-tout mais les quelques offres de « Brand content manager » apparaissent là seulement… et pas avec les termes « communication digitale ».

Capture d'écran brand content

Tous les métiers ne regorgent pas autant de termes en anglais que la communication, le marketing et l’informatique mais suivant ce que vous faites, vous devez connaître les termes utilisés et faire des recherches spécifiques dans les moteurs de recherche.

Quels sont les mots clés à utiliser dans les offres en anglais ?

Outre les termes anglais dont certaines offres en français sont remplies, il y a la véritable recherche dans les offres rédigées en anglais, dans les pays anglophones.

Si vous voulez vous faire une idée de votre marché de l’emploi à l’étranger, dans tel ou tel pays ou si vous cherchez des offres à l’étranger, via Google, via des agrégateurs comme Adzuna.fr par exemple ou encore parce que vous avez identifié des sites d’emploi ou des cabinets étrangers, les mots-clés les plus rapidement probants sont d’abord autour du mot « french » et surtout « french native ».

Exemple sur le site de Monster Irlande : 27 offres de « French native » répondent à la recherche. Bien sûr, ces offres sont tous métiers confondus mais d’une part, 27 offres à parcourir c’est peu et d’autre part, avec ce type de recherche vous êtes sûr de votre atout. Alors vous avez la possibilité de vous créer une alerte avec ces mots clés :

Capture d'écran native

Il y a également « fluent french » ou « french bilingual » mais d’une part, tout dépend de votre niveau de langue… (sachant que vous risquez d’entrer en concurrence avec les natifs du pays en question) et d’autre part, cette recherche « fluent french » dégage 51 offres. C’est déjà trop vaste pour créer une alerte ou si vous cherchez dans plusieurs pays. Vous retrouvez alors les problèmes que vous aviez dans les offres françaises et il faut affiner vos mots clés de la même façon, en suivant les conseils ci-dessus.

Ceci étant dit, rien ne vaut l’expérience de la lecture des offres dans un premier temps, pour vous faire votre idée. Vous ne pourrez pas faire l’économie de comprendre les compétences attendues et de savoir en quoi, elles peuvent correspondre aux vôtres. Enfin il y a toutes sortes de subtilités entre les différents pays anglophones et seule une lecture attentive vous permettra de vous familiariser avec les spécificités des métiers.

Le problème de la recherche d’offres en anglais sont les abréviations. Il faut se familiariser avec tout type d’abréviation car les anglais notamment en sont friands à un point incroyable : « Inc’g salary req’ts » (including salary requirements) ou encore « a.e » (according to experience) sont parmi les abréviations qui demandent un peu d’entraînement. Tous les métiers peuvent être abrégés… et le sont, la plupart du temps ! C’est pourquoi je déconseille les agrégateurs dans un premier temps. Mieux vaut s’en tenir aux sites d’emploi ou aux sites des cabinets de recrutement.

J’ai pu trouver cette liste de traductions de métiers et fonctions (cliquez ici) et vous pouvez aussi consulter ce tableau (ici)

En conclusion générale, j’aurais donc tendance à vous conseiller de ne pas accorder votre confiance à l’aveugle. Certains sites au design plutôt réussi et à la communication agréable, peuvent être pourvus de moteurs de recherche difficiles à apprivoiser. Testez, vérifiez et faites-vous votre idée avant toute chose. Il faut éviter de faire de la recherche d’offres une source de frustration.

Nous pouvons échanger sur ce sujet dans le groupe de discussion L’Expatmobile sur LinkedIn

 

 


Améliorer ou conserver votre niveau d’anglais

L’anglais n’est pas votre langue de travail ou ne l’est plus ? Ou bien vous trouvez que votre cadre professionnel ne permet qu’une pauvre pratique répétitive de cette langue ? Ou encore vous avez l’impression générale que votre niveau d’anglais baisse lentement mais sûrement ? Conférences en ligne, rencontres IRL (In Real Life), podcasts et même karaoké, des moyens plus ingénieux les uns que les autres sont développés sur le web. Suivant ce que vous souhaitez, voici une sélection d’outils gratuits que j’ai testés, une sélection d’outils payants pour un travail plus en profondeur et tous les renseignements nécessaires pour passer le Toeic si d’aventure vous décidiez de vous lancer…

Tout d’abord, faire le point
Si vous souhaitez savoir où vous en êtes, le plus simple est de passer un test d’évaluation au Toeic. Ces tests sont gratuits et traduiront votre niveau à l’oral (compréhension) et à l’écrit sur l’échelle suivante :
230 – 554 points : niveau seuil
555 – 789 points : avancé
790 – 949 points : autonome
950 – 990 points : bilingue

Gardez en tête que pour travailler à l’international, il faut pouvoir justifier d’un minimum de 800 points (Pour entrer dans une grande école de commerce, il faut déjà avoir un niveau d’anglais entre 750 et 815 points…)
J’ai fait plusieurs tests et le Testden (cliquez ici) est celui que j’ai préféré. La qualité des questions est bonne et les enregistrements (voix, accents, débits) sont assez proches des situations rencontrées dans la réalité. Prévoyez entre 20 et 30 minutes pour le faire. Vous pouvez le faire trois fois.

Vous cherchez un ou deux moyens ludiques pour maintenir votre niveau ?
Vous êtes assez confiant sur votre niveau d’anglais mais vous ne seriez pas contre quelques moyens ludiques et faciles à mettre en place pour ne pas perdre la main sur vos connaissances ?

  • Podcast…
    Relativement courts, les podcasts des médias en ligne sont faciles à écouter au casque. En voici quelques uns :
    The Guardian audio (cliquez ici) – éditions britannique et australienne
    The New York Times (cliquez ici)
    The Economist podcast (cliquez ici) choisissez ensuite le domaine : « Business, Politics, Contemporary  Issues, Economics »
  • … ou conférence ? Les conférences en ligne (entre 20 et 45 minutes chacune) sont aussi très agréables à écouter et probablement mieux adaptées à une écoute alors que vous faites tout autre chose (rangement, jogging, trajet…). Voici le site de TED.com (cliquez ici) qui en propose des séries regroupées par thèmes.
  • Vous butez en permanence sur les mêmes mots inconnus ?
    Alors essayez Lingua (cliquez ici) ! Cette application, plutôt sexy, permet de découvrir, dans des articles de presse, des mots nouveaux, de les traduire, de les mettre en mémoire et de les réviser (jusqu’à 7 jours plus tard)
  • Vous êtes du genre à vous exprimer en chanson ?
    Lyrics Training (cliquez ici) : un grand choix de chansons (pas toujours du meilleur goût, hélas !), dans lesquelles vous devez deviner des paroles. Il y a 4 niveaux : débutant, intermédiaire, avancé et expert et aussi une fonction karaoké.
  • Vous préférez échanger avec des anglophones ?
    Deux solutions si vous n’avez ni le temps ni l’opportunité d’échanger régulièrement avec des anglophones :
    Franglish (cliquez ici) est un système de rencontres en face à face entre français et anglophones. Prenez un verre dans un bar, échangez 7 minutes en français, 7 minutes en anglais, changez de table et recommencez ! Si Franglish existe dans votre ville, précipitez-vous…
    Polyglotclub (cliquez ici) est un réseau social d’échanges linguistiques  Il offre des échanges virtuels et en face à face. Il est composé de 300 000 correspondants dans le monde
  • Payant mais efficace : le cours par téléphone !
    Vous êtes plutôt du genre à avoir besoin de contrainte sans avoir beaucoup de temps à consacrer à votre apprentissage ? Le cours par téléphone peut être la bonne idée. Le prix des cours varie généralement entre 25 et 30 euros de l’heure, ce qui est cher mais ces formations peuvent entrer dans le cadre de votre compte individuel de formation (qui remplace dorénavant le DIF). Business Talk France (cliquez ici) propose différentes formules dont des échanges téléphoniques de 15 minutes 3 fois par semaine. Le professeur appelle son élève pendant la pause déjeuner par exemple, et parle de sujets du quotidien. Par la suite, l’élève reçoit par mail, un résumé de l’entretien.

Votre niveau d’anglais est en chute libre et vous décidez d’employer les grands moyens

Astucieux, Télélangue (cliquez ici) combine plusieurs moyens : e-learning, cours collectifs, cours par téléphone avec un professeur… dans un même module. Suivant votre situation (salarié ou demandeur d’emploi), sachez qu’une prise en charge est possible avec votre compte de formation et consultez les brochures.

Ludique, précis et ergonomique (avec application mobile), Babbel.com (cliquez ici) vous permet de consolider vos bases, vous aiguille, vous corrige (à l’oral aussi) et organise vos révisions. Son tarif sur 6 ou 12 mois est réellement abordable.

Vous êtes en recherche d’emploi et vous êtes décidé à passer le TOEIC ?

Vous avez raison ! Rien ne renseigne mieux un recruteur qu’un niveau de langue étrangère mesurée par un test. Les tests sont valables deux ans. Il est possible de le passer autant de fois que vous le souhaitez.

L’inscription au test coûte 103 € et 84 € pour les étudiants et demandeurs d’emploi (Source : Educadis.fr). Il peut être pris en charge par votre compte de formation.

  • Déroulement de l’examen
    Le test est constitué de 200 questions à choix multiples. Il dure environ 2h30. La moitié des questions porte sur la compréhension orale et l’autre, sur la compréhension écrite, ce qui permet d’évaluer vocabulaire, grammaire et conjugaison. Les situations évoquées sont représentatives de la vie quotidienne mais surtout professionnelle. Le test est noté sur 990 points.
  • S’entraîner et/ou passer le TOEIC 
    Ets Global (cliquez ici) propose 45 questions pour vous entraîner gratuitement, ce qui vous donnera une idée parfaite des questions en situation d’examen. Site proposant tests blanc et préparation à différents tests en anglais (Toeic, Toefl)
    Englishtown (cliquez ici) avec une formule d’essai (14 jours pour 1 euro), vous donne accès à des tests blancs Toeic, des exercices de préparation (1500 heures d’exercices) et un cours individuel de 40 minutes… Jamais 1 euro n’aura été dépensé de façon aussi utile si vous vous cantonnez à la période d’essai… Préparation et passage des tests Toeic et Toefl
    Exam English (cliquez ici) propose un test TOEIC gratuit et complet. L’avantage de ce site (dont le test n’est pas chronométré) est qu’il corrige vos réponses sur le champ. Intéressant pour comprendre vos erreurs mais j’avoue avoir moins adhéré aux questions dont la formulation n’est pas toujours des meilleures…

Bonnes révisions !
Et n’hésitez pas à partager vos trouvailles et vos expériences sur le groupe LinkedIn de « L’expatmobile »…


Informaticiens français : TechMeAbroad ouvre ses portes

Julien Barbier, co-fondateur de while42, le réseau international des informaticiens français, lance TechMeAbroad.com depuis San Francisco, afin d’aider les membres de while42, mais plus globalement tous les développeurs, devops et administrateurs système du monde, à trouver un travail à l’étranger.

Aujourd’hui aucun pays ne forme assez d’ingénieurs informaticiens pour ses propres besoins. Par conséquent, les startups et entreprises tech sont obligées de recruter à l’international pour trouver les talents dont elles ont besoin pour supporter leur croissance. TechMeAbroad.com répond donc à ce besoin grandissant des startups tech de la Silicon Valley et des entreprises du monde entier qui jusqu’ici n’avaient aucun outil adéquat.

Des offres pour lesquelles les startups et entreprises sont prêtes à sponsoriser un visa de travail

C’est généralement sur les questions de visa que les projets vacillent ou s’écroulent.
“Lorsque je suis sorti de mon école d’informatique Epitech, mon rêve était de partir travailler dans la Silicon Valley. Aucun site n’existait à l’époque pour aider un jeune diplômé à gagner de l’expérience aux Etats-Unis. Il m’a fallu 6 ans et beaucoup de chance pour accomplir mon rêve.” rappelle Julien Barbier. “J’espère aider les jeunes, et les moins jeunes, à réaliser leurs rêves plus facilement et plus rapidement grâce à TechMeAbroad.com. La plateforme ne listera que des offres d’emploi et de stage pour lesquelles les startups et entreprises sont prêtes à sponsoriser un visa de travail”.

TechMeAbroad annonce un premier partenariat, avec l’école 42

“Nous avons une énorme demande de nos étudiants pour partir faire des stages à l’étranger. TechMeAbroad.com répond parfaitement à cette demande. Les offres de stage et d’emploi seront directement disponibles sur notre intranet, via une intégration logicielle.” souligne Florian Bucher, co-fondateur de l’école 42.

Une ouverture à l’international

“Que vous travailliez ou non dans la Tech, il est primordial aujourd’hui de partir quelques années à l’étranger pour parfaire votre niveau, vous confronter à une culture différente, apprendre de nouvelles techniques, de nouvelles façons de penser et gagner en compétence.” remarque Oussama Ammar, co-fondateur de TheFamily, le plus gros accélérateur de startups technologiques de France. “Plus important encore, vous allez construire un réseau incroyable, pour lequel il vous faudrait plusieurs années de networking professionnel et auquel aucune école n’a aujourd’hui accès. TechMeAbroad.com est l’un des projets les plus malins de ce début d’année, mettre en relation les meilleurs ingénieurs français avec les meilleures boîtes tech aux US et dans le Monde.” ajoute Richard Meneveux, co-fondateur et PDG d’AdsVark Media, l’éditeur de FrenchWeb.fr.

La plateforme TechMeAbroad.com bénéficiera également directement à l’écosystème tech français en attirant plus de talents. La France est un pays extraordinaire, pleine de startups fabuleuses, et beaucoup d’ingénieurs étrangers rêvent de venir contribuer à la “French Tech”.

Communiqué de presse

Voici donc l’un des aboutissements possibles d’un réseau ! Je salue au passage l’excellence et la pertinence de ce projet dont je ne connais pas d’équivalence. Une ouverture s’opère dans le recrutement à l’international, bouleversant complètement l’expérience candidat et le recrutement social.

Diane Pinelli, le 19 mars 2015

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