Comment vous êtes trouvé(e) (ou non) sur Linkedin

Après deux journées consécutives passées à faire du sourcing sur Linkedin, c’est-à-dire de la recherche de candidats, j’ai pensé indispensable de vous expliquer le principe pour que vous puissiez adapter vos profils Linkedin si besoin.

Pourquoi le sourcing ?

Dans le monde entier, le sourcing est devenu tendance et ce, pour plusieurs raisons. D’une part, les entreprises sont submergées de CV alors que in fine, cette pile de CV qui prend un temps fou à éplucher, ne leur permet pas toujours de trouver le candidat recherché. Elles rencontrent également, un manque récurrent de compétences sur des technologies ou techniques spécifiques et doivent trouver le candidat susceptible d’être formé par leurs soins.

Le sourcing est devenu ainsi la tendance du moment. Les recruteurs se sont formés (ou se forment) et le sourcing sur Linkedin notamment, est devenu le must.

Vous devez d’ailleurs, vous rendre compte que de plus en plus de personnes font des recherches sur Linkedin. Chaque semaine, ce réseau vous affiche deux statistiques : le nombre de visites de votre profil ainsi que les mots clés utilisés pour vous trouver (cette dernière possibilité est toute récente). Parmi les visiteurs, certains profils s’affichent et d’autres sont en mode privé. Les recruteurs sont généralement en mode privé mais ils peuvent également visiter des profils depuis leur compte personnel gratuit.

Et comment ça marche ?

La notion de sourcing sur Linkedin est aisée à comprendre à partir du moment où il est clair que Linkedin est une énorme base de données qui fonctionne avec des mots clés. Evidemment, vu sous cet angle, le réseau social apparaît moins glamour mais… c’est tellement plus vrai !

Il y a plusieurs façons de sourcer sur Linkedin mais globalement, il est question d’écrire une requête avec des opérateurs booléens. C’est-à-dire d’écrire une chaine de mots-clés reliés par des petits mots : ET, OU, SAUF, etc. A titre d’exemple (et c’est vraiment un exemple très rustique), on cherche un « ingénieur OU dev OU developpeur ET Paris… etc ». Plus la chaîne de mots clés est précise, plus le sourcing le sera. Aucune chaîne ne peut contenir tous les critères, donc il faut faire différents essais.

Dans la tête du sourceur

Inutile de vous dire que dans cette collecte de profils, il est extrêmement difficile de fonctionner intelligemment au-delà de la première heure et de discerner quoi que ce soit après deux heures. Le sourceur est sur sa tâche et ses mots clés, et tout le reste lui échappe : la photo professionnelle si vantée et la cohérence du parcours (qui auront leur importance plus tard), sont totalement ignorées. Il déploie et affine ses filtres de façon quasi obsessionnelle et soit votre profil ressort dans l’épuisette, soit il ne ressort pas…

Au bout de 3 heures et malgré une pause café, il est à deux doigts de grimper aux rideaux lorsque :

  • Le profil est trop détaillé… ou pas du tout
  • Il n’y a aucune coordonnée pour joindre la personne
  • Un méli-mélo de compétences ne correspond pas aux expériences professionnelles

Au bout de 5 heures (et malgré sa pause déjeuner), il frôle la crise de nerfs en trouvant quelqu’un qui aurait dû ressortir au début de ses recherches. Pourquoi ce profil ressort-il maintenant ? parce que la personne a un langage vraiment bien à elle pour parler de son travail et/ou de ses compétences… Donc elle a échappé aux premières recherches !

Moralité

Il y a mille et une façons de sourcer et d’ailleurs, depuis peu, L’Expatmobile et Pumanawa Consulting utilisent des outils qui évitent d’écrire des requêtes. Mais outillés ou pas, ne comptez pas sur les sourceurs pour vous filtrer en premier lieu, sur la cohérence de votre profil ou de votre parcours !

Si vous êtes en recherche d’emploi, il serait donc souhaitable :

  • avant de toucher à quoi que ce soit, de faire une liste de mots-clés, de vérifier qu’il s’agit bien des termes utilisés dans votre métier ou votre activité et de vous assurer qu’ils sont tous utilisés sur votre profil
  • de faire la même chose sur votre profil dans une 2e langue. En clair, si vous souhaitez attirer l’attention d’un sourceur anglais, parlez comme lui. Idem pour un indien.
  • d’indiquer des coordonnées pour vous contacter. Attention, les InMails ne fonctionnent pas toujours très bien (quoi qu’on en dise…). Parfois (voire souvent), ils n’arrivent jamais à leur destinataire. Et dans ces cas-là, le sourceur se passera de vous…
  • de bien tenir à jour vos certifications (ou d’en obtenir…). Linkedin annonce actuellement que les personnes ayant des certifications sont « 5 fois plus vues que les autres » et pour cause… les certifications sont des mots clés de premier ordre : pas de doublon ni de mauvaise interprétation.
  • de ne pas faire de profils trop longs (comme le mien, par exemple ! Mais je ne suis pas en recherche d’emploi ;)) car c’est insupportable pour un sourceur (qui finit par faire un ctrl+F pour trouver le mot qu’il cherche…)
  • de profiter du résumé pour expliquer ce que vous souhaitez ou ce vers quoi vous vous dirigez : votre « projet professionnel » en un mot. C’est bien utile dans un 2e temps quand le sourceur vous a repéré(e).
  • d’ôter toutes les compétences qui ne soient pas directement transposables. De toutes façons, vous aurez le loisir d’exposer ultérieurement votre expérience : lors des échanges et en envoyant votre CV

Pour le reste, ne désespérez pas car tout ceci étant dit,  le sourcing fonctionne bien… Et s’il ne vous inspire aucune sympathie, sachez qu’il ne représente que la première phase du recrutement. Ensuite, c’est à vous de jouer !

Diane Pinelli

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