Pourquoi il faut éviter les sites d’offres d’emploi

Vous passez un temps fou en recherche d’offres d’emploi, peut-être même vous demandez-vous si c’est normal. Vous pouvez aussi culpabiliser d’y passer trop temps ou à l’inverse, avoir jeté l’éponge et vous y plonger seulement quand vous vous sentez d’attaque… Mettez-vous à l’aise : les lignes qui suivent sont pour vous !

Il est de nombreuses choses sur lesquelles le chercheur d’emploi a peu de prise : son futur professionnel, son quotidien futur, ses finances, l’avancement de ses candidatures, la valeur de son expérience professionnelle ou encore l’image que les recruteurs ont de lui. C’est beaucoup. Par contre, parmi ce qu’il peut maîtriser, il y a une chose qu’il peut gérer parfaitement : son temps de recherche d’offres d’emploi. Donc là, il vaut mieux ne pas se rater.

Globalement les postes sont pourvus de 3 façons : suite à une offre d’emploi, suite à un contact réseau ou suite à une candidature spontanée et grosso modo, ces trois moyens se divisent en trois parts à peu près égales, en France du moins (car la candidature spontanée est plus développée en France qu’ailleurs). Ce qui signifie finalement qu’il y a une chance sur 3 pour que votre prochain poste soit trouvé grâce à une offre d’emploi. Logiquement, si vous souhaitez gérer votre temps intelligemment, votre recherche d’offres d’emploi ne peut donc occuper qu’un tiers de votre temps de recherche

Ceci signifie que vous pouvez passer une bonne dizaine d’heures par semaine à chercher des offres, postuler et organiser vos candidatures de façon à en garder une trace. Face à la multiplicité des sources, une dizaine d’heures pour trouver des offres, les assimiler, adapter votre CV, faire la lettre de motivation, c’est très peu. Si actuellement, vous traquez les offres sur une dizaine de sites (ce qui est vite fait surtout si vous cherchez aussi à l’étranger) et que vous passez une heure par site (ce qui est finalement peu), vous risquez fort de manquer de temps pour faire la lettre de motivation si inspirante, à laquelle vous songez.. ! Inutile de dire que si vous êtes en poste et que vous avez une dizaine d’heures au max par semaine à consacrer à votre recherche, contacts réseaux compris, vous êtes complètement out…

Pour corser le tout, depuis plusieurs années, beaucoup d’entreprises et les groupes notamment, préfèrent que les « candidats postulent sur leur site ». C’est pourquoi beaucoup d’entre eux ne diffusent leurs offres d’emploi que sur leurs sites. Soit ! Il faut donc se rendre sur les sites en question,  mettre une alerte mail ou organiser la tournée des offres d’emploi de façon régulière. A raison d’un formulaire long comme le bras à remplir si par malheur, vous décidez de postuler, vous risquez de faire chuter votre moyenne de façon très brutale…

Si vous reconnaissez vos difficultés dans ces lignes, rassurez-vous, vous êtes tout à fait dans la norme. Les candidats ont commencé à me dire, il y a au moins 4 ans, qu’ils passaient leur temps à rechercher des offres et à remplir des formulaires. Je l’ai entendu encore et encore avant d’essayer moi-même. Face à la multiplicité des sites d’offres de tous poils, il m’a fallu parfois deux jours et demi, à temps plview-1782619_1280ein, pour faire un réel tour des offres que je recherchais en France et postuler. Et j’ose avouer qu’il me fallait encore 1 journée pour faire le tour des offres de l’étranger. Soit 3 jours et demi ! J’en garde le souvenir d’un calvaire mais j’ai compris la plainte des candidats (et commencé à utiliser Google CSE !). La recherche d’offres est un moment surréaliste (autrement dit : qui ne résiste pas au réel !) de la vie professionnelle. Il vaut mieux le savoir. Certains recruteurs, furieux, m’en parlent bien, parfois, à leur façon : « Tu te rends compte ? DEUX candidatures seulement sur telle offre… ! » ou encore «Une candidature tellement bâclée que c’est franchement scandaleux ». Oui, oui, je me rends bien compte (même si je ne conçois pas que l’on bâcle une candidature) que certaines offres sont difficilement visibles et que certains candidats sont à bout.

Résister !

La multitude des sources d’offres d’emploi sur le web nous oblige à trancher et il ne faut pas hésiter à le faire. D’abord il faut être clair dans sa démarche et pour cela, être sûr de 3 choses :

Ensuite il faut passer un (seul) long moment à étudier les sites d’emploi et les sites d’entreprises pour sélectionner une fois pour toutes, ceux qui correspondent vraiment à votre recherche et au type d’emploi que vous souhaitez, vous mettre des alertes et… ne plus jamais y remettre les pieds (sauf si vous ne recevez aucune offre bien sûr, ce qui signifie que quelque chose ne fonctionne pas) ! Ceci veut dire :

  • blackbouler tous les sites qui ne proposent pas d’alerte mail
  • faire de même avec ceux qui montrent des faiblesses techniques au moment de l’enregistrement de votre candidature (vous savez, ceux qui affichent sans complexe, une grande page blanche après l’enregistrement et après avoir ramé un temps fou alors que vous aviez passé un quart d’heure à remplir le formulaire… ou pire, après que vous ayez écrit directement, à la suite du formulaire, un message de motivation ! Et qu’il n’y ait pas de méprise : ça arrive sur des sites d’offres d’emploi et des sites de recrutement de grandes enseignes américaines et aussi françaises !)
  • privilégier les sites dont les offres sont reprises par les agrégateurs de recherche (du type Indeed ou Adzuna)
  • et si vous vous sentez d’attaque, organiser vos recherches avec des outils comme google CSE (moteur de recherche personnalisé de Google) par exemple, très pratique pour des recherches mondiales…

Enfin, il faut se détendre ! Trancher veut dire penser : « Au diable, le reste ! ». C’est difficile mais c’est une question de survie.

Comptez sur le sourcing comme sur vos prises de contact

Vous récoltez peu d’offres ? Profitez-en pour soigner vos candidatures et relancer les recruteurs quand vous êtes sans nouvelle du processus de candidature. Savez-vous combien cette attitude fait la différence entre les candidats ?

Par ailleurs, face aux difficultés de recrutement actuelles, les recruteurs sont de plus en plus fins dans leurs recherches et le sourcing de plus en plus tendance. Vous avez donc tout intérêt à profiter du temps récupéré pour chouchouter votre profil LinkedIn, cultiver votre réseau et entrer dans les cercles des entreprises qui vous font envie. C’est tellement plus rentable et gratifiant !

En résumé

  • Interrogez-vous seulement sur vos entreprises suivies (pourquoi elles ?) et sur la qualité de vos mots clés (pourquoi ceux-là ?)
  • Déboulonnez sans aucun état d’âme tous les sites non rentables dans votre recherche
  • Montre en main, ne passez pas plus de 10 heures par semaine à postuler à des offres si votre recherche de boulot est à plein temps. Si elle n’est pas à plein temps et que vous ne pouvez lui consacrer que quelques heures par semaine, élaguez encore pour ne garder que ceux qui correspondent strictement à vos plus beaux rêves
  • Une fois votre étude faite, ne retournez pas sur les sites d’offres, laissez-les venir à vous sous forme d’alerte
  • Faites en sorte de gagner en visibilité auprès des recruteurs et des entreprises que vous visez via les réseaux de toutes sortes

International job search : 6 common mistakes (and how to fix them)

Here are the errors I usually notice, either in the application or hiring process.

1 – Do you need a CV to be called or to say ALL about you?
The purpose of your resume is to select you of course but also make recruiters want to call you for more information. This is the goal of the telephone interview which can initiate a meeting. All these steps are very important to respect. A candidate who one would like to talk to is a well positioned candidate because the recruiter will call. But a candidate who was printing everything about himself on his CV is someone on which we will not rush or who will be called after the others, for example.. ! It is the only difficulty of the CV. The question is not to fill the fields and headings, to know what colors to use or not but to make a CV that says enough in relation to the position proposed without saying too much about you! To find the right balance between these two tendencies. I often read CVs that are very, very well done and that would give me, instead of the recruiter, want to think about. It’s interesting but it is not what we are looking for! The desired effect is that the recruiter wants to take his phone. It’s not the same ! Assume that we must say enough to give envy. And, when you apply in France, if your resume is two (or even three) pages long, read this paragraph again!

2 – Stop putting all recruiters in one basket
What is common between a HR manager and a consultant of an interim cabinet, for example? Nothing ! The first one, among others, manages skills while the second addresses the need for his client. The second is not the decision maker in recruitment. So facing a consultant, it is immediately better to tell him what you consider your weaknesses… as a consultant warned is forearmed ! No need to wait to admit a poor level in English or bad relationships with you last employer. A consultant interested in your application, may argue about your weaknesses. But if you uncover weaknesses later in the recruitment process (during the interview for instance), it could be unhappy and he might not forgive you … And you would have be two in losing time and energy, time in traveling, overheads , etc.

3 – Do not expect your application’s hypothetical return to take longer than a few days
It is disturbing to see candidates waiting weeks for answers. When your application is selected, you are contacted within a few days (sometimes hours) … and not several weeks later. Waiting for a reply makes you usually less proactive. And this is where you may miss something else …

4 – Avoid systematically making a cover letter
I know it has bad press! Many recruiters say they do not read them, as many candidates say they find it difficult to write. Can we therefore get everyone agreed to avoid them? In the context of a recruitment firm, yes! In all the other contexts, I advise to use it to express your motivation, especially when the position motivates you for several reasons. After all, you do not have that many tools at your disposal to get a job! If it is a question of defending what makes you get up in the morning, go for it clearly! After all, with equal skills, the vast majority of recruiters choose motivation (87% according to the latest Regionjobs’ survey). Use it as a tool for people to meet you. And you don’t have to stay in a classicism that bothers you!

5 – Having just translated your CV from French to English
Take a test: give your English CV to an English native to be read, and ask him what he understands about you. It’s unbearable to do but please, do it ! You will notice that most of the time, the reader only gets a very general idea of your training (when he understands it…), an incomplete view of your professional experience (type of business and functions) and / or your industry. From there to send your CV in English speaking countries, there is still a step that is better to cross with a professional …

6 – Still reluctant to take a TOEIC or other test ?
When English (or another language) is not your working language, being able to justify your level can help you to get a new position! Logic. So why do you still hesitate?

And you‘ll be successful!

 

Recherche d’emploi à l’international : 6 erreurs fréquentes (et comment les éviter)

Voici les erreurs que je repère le plus souvent, que ce soit dans le processus de candidature ou de recrutement.

1 – Donner un CV qui donne envie de vous appeler ou un CV qui dise TOUT ?

L’objectif de votre CV est de vous sélectionner bien sûr mais aussi de donner envie de vous appeler pour en savoir plus. C’est l’objectif de l’entretien téléphonique qui lui-même peut enclencher une rencontre. Toutes ces étapes sont très importantes à respecter. Un candidat dont on a envie d’en savoir plus est un candidat qui se positionne bien parce que pour le découvrir, le recruteur va l’appeler. Mais un candidat dont on a l’impression de TOUT savoir à la lecture de son CV est un candidat sur lequel on ne va pas se précipiter ou qu’on appellera après avoir appeler ceux sur lesquels on se pose des questions, par exemple.. ! C’est l’unique difficulté du CV. La question n’est pas de remplir des champs et des rubriques, de savoir quelles sont les couleurs à utiliser ou non mais de faire un CV qui en dise assez par rapport au poste proposé sans en dire trop par rapport à vous ! De trouver l’équilibre entre ces deux tendances. Souvent je lis des CV qui sont très, très bien et qui me donneraient, à la place du recruteur, envie de réfléchir. C’est intéressant mais ce n’est pas ce que l’on recherche ! L’effet recherché est que le recruteur ait envie de prendre son téléphone. Ce n’est pas pareil ! Partez du principe qu’il faut en dire ASSEZ pour donner envie. Et si votre CV fait deux (voire 3) pages, relisez ce paragraphe !

2 – Cesser de mettre tous les recruteurs dans le même panier

Qu’est ce qui est commun entre un DRH et un consultant d’un cabinet d’intérim, par exemple ? Rien ! Le premier fait, entre autre, un travail de gestionnaire de compétences alors que le deuxième répond au besoin d’un client. Le deuxième n’est pas le décideur dans le recrutement. Donc face à un consultant, il vaut tout de suite mieux signaler ce que vous considérez comme vos points faibles car un consultant averti en vaut deux. Inutile d’attendre d’être au pied du mur pour avouer un niveau d’anglais moyen ou un dernier employeur avec lequel vous avez des problèmes relationnels. Un consultant intéressé par votre candidature, pourra, dans le cadre d’un poste à pourvoir, argumenter sur vos points faibles. Par contre, si vous dévoiler des points faibles plus tard dans le processus de recrutement (en entretien d’embauche par exemple) il pourrait être mécontent et ne pas vous le pardonner… Et vous seriez deux à avoir perdu du temps, de l’énergie et du temps en déplacements, entretiens, etc.

3 – Ne pas attendre d’hypothétique retour de vos candidatures plus de quelques jours
Il est troublant de constater que des candidats attendent des semaines des réponses à leurs candidatures. Lorsque votre candidature fait mouche, vous êtes contacté dans les quelques jours (parfois dans les heures) qui suivent… et non dans les trois semaines qui suivent. Le fait d’attendre vous rend généralement moins proactifs. Et c’est là que vous risquez de passer à côté de quelque chose d’autre…

4 – Eviter systématiquement de faire une lettre de motivation
Je sais qu’elle a mauvaise presse ! Beaucoup de recruteurs disent ne pas la lire tandis que beaucoup de candidats disent la trouver pénible à faire. Peut-on donc mettre tout le monde d’accord en la rayant de la liste ? Dans le contexte d’un cabinet de recrutement diffusant une offre, oui ! Dans tous les autres contextes, je conseille au contraire d’exprimer sa motivation, surtout lorsque l’offre vous motive pour plusieurs raisons. Vous n’avez finalement pas tant d’outils que cela à votre disposition pour obtenir un poste ! S’il est question de défendre ce qui vous fait vous lever le matin, allez-y clairement ! Après tout, à compétences égales, l’immense majorité des recruteurs choisissent la motivation (87% selon la dernière étude de Regionjobs). Pour vous positionner, la lettre de motivation, quelle que soit sa forme, peut devenir un outil donnant envie de vous rencontrer. Et vous n’êtes pas du tout obligé de rester dans un classicisme qui vous ennuie !

5 – Avoir juste traduit votre CV français en anglais
Faites un test : donnez votre CV anglais à lire à un anglophone et demandez-lui ce qu’il comprend de vous. C’est insupportable à faire mais faites le. Vous verrez que la plupart du temps, votre lecteur n’aura qu’une idée très générale de votre niveau de formation (quand il la comprend), une vision incomplète de votre parcours (type d’entreprises, fonctions exercées) et/ou de votre secteur d’activité. De là à diffuser ce CV dans un pays anglophone, il y a encore un pas qu’il vaut mieux essayer de franchir avec un professionnel…

6 – Hésiter encore à passer un TOEIC ou un autre test
Lorsque l’anglais (ou une autre langue) n’est pas votre langue de travail, le fait de pouvoir justifier du niveau de celle-ci peut vous permettre de l’emporter dans un recrutement ! Question de logique. Alors pourquoi hésiter encore ?

Et vous serez efficace..!