Améliorer ou conserver votre niveau d’anglais

L’anglais n’est pas votre langue de travail ou ne l’est plus ? Ou bien vous trouvez que votre cadre professionnel ne permet qu’une pauvre pratique répétitive de cette langue ? Ou encore vous avez l’impression générale que votre niveau d’anglais baisse lentement mais sûrement ? Conférences en ligne, rencontres IRL (In Real Life), podcasts et même karaoké, des moyens plus ingénieux les uns que les autres sont développés sur le web. Suivant ce que vous souhaitez, voici une sélection d’outils gratuits que j’ai testés, une sélection d’outils payants pour un travail plus en profondeur et tous les renseignements nécessaires pour passer le Toeic si d’aventure vous décidiez de vous lancer…

Tout d’abord, faire le point
Si vous souhaitez savoir où vous en êtes, le plus simple est de passer un test d’évaluation au Toeic. Ces tests sont gratuits et traduiront votre niveau à l’oral (compréhension) et à l’écrit sur l’échelle suivante :
230 – 554 points : niveau seuil
555 – 789 points : avancé
790 – 949 points : autonome
950 – 990 points : bilingue

Gardez en tête que pour travailler à l’international, il faut pouvoir justifier d’un minimum de 800 points (Pour entrer dans une grande école de commerce, il faut déjà avoir un niveau d’anglais entre 750 et 815 points…)
J’ai fait plusieurs tests et le Testden (cliquez ici) est celui que j’ai préféré. La qualité des questions est bonne et les enregistrements (voix, accents, débits) sont assez proches des situations rencontrées dans la réalité. Prévoyez entre 20 et 30 minutes pour le faire. Vous pouvez le faire trois fois.

Vous cherchez un ou deux moyens ludiques pour maintenir votre niveau ?
Vous êtes assez confiant sur votre niveau d’anglais mais vous ne seriez pas contre quelques moyens ludiques et faciles à mettre en place pour ne pas perdre la main sur vos connaissances ?

  • Podcast…
    Relativement courts, les podcasts des médias en ligne sont faciles à écouter au casque. En voici quelques uns :
    The Guardian audio (cliquez ici) – éditions britannique et australienne
    The New York Times (cliquez ici)
    The Economist podcast (cliquez ici) choisissez ensuite le domaine : « Business, Politics, Contemporary  Issues, Economics »
  • … ou conférence ? Les conférences en ligne (entre 20 et 45 minutes chacune) sont aussi très agréables à écouter et probablement mieux adaptées à une écoute alors que vous faites tout autre chose (rangement, jogging, trajet…). Voici le site de TED.com (cliquez ici) qui en propose des séries regroupées par thèmes.
  • Vous butez en permanence sur les mêmes mots inconnus ?
    Alors essayez Lingua (cliquez ici) ! Cette application, plutôt sexy, permet de découvrir, dans des articles de presse, des mots nouveaux, de les traduire, de les mettre en mémoire et de les réviser (jusqu’à 7 jours plus tard)
  • Vous êtes du genre à vous exprimer en chanson ?
    Lyrics Training (cliquez ici) : un grand choix de chansons (pas toujours du meilleur goût, hélas !), dans lesquelles vous devez deviner des paroles. Il y a 4 niveaux : débutant, intermédiaire, avancé et expert et aussi une fonction karaoké.
  • Vous préférez échanger avec des anglophones ?
    Deux solutions si vous n’avez ni le temps ni l’opportunité d’échanger régulièrement avec des anglophones :
    Franglish (cliquez ici) est un système de rencontres en face à face entre français et anglophones. Prenez un verre dans un bar, échangez 7 minutes en français, 7 minutes en anglais, changez de table et recommencez ! Si Franglish existe dans votre ville, précipitez-vous…
    Polyglotclub (cliquez ici) est un réseau social d’échanges linguistiques  Il offre des échanges virtuels et en face à face. Il est composé de 300 000 correspondants dans le monde
  • Payant mais efficace : le cours par téléphone !
    Vous êtes plutôt du genre à avoir besoin de contrainte sans avoir beaucoup de temps à consacrer à votre apprentissage ? Le cours par téléphone peut être la bonne idée. Le prix des cours varie généralement entre 25 et 30 euros de l’heure, ce qui est cher mais ces formations peuvent entrer dans le cadre de votre compte individuel de formation (qui remplace dorénavant le DIF). Business Talk France (cliquez ici) propose différentes formules dont des échanges téléphoniques de 15 minutes 3 fois par semaine. Le professeur appelle son élève pendant la pause déjeuner par exemple, et parle de sujets du quotidien. Par la suite, l’élève reçoit par mail, un résumé de l’entretien.

Votre niveau d’anglais est en chute libre et vous décidez d’employer les grands moyens

Astucieux, Télélangue (cliquez ici) combine plusieurs moyens : e-learning, cours collectifs, cours par téléphone avec un professeur… dans un même module. Suivant votre situation (salarié ou demandeur d’emploi), sachez qu’une prise en charge est possible avec votre compte de formation et consultez les brochures.

Ludique, précis et ergonomique (avec application mobile), Babbel.com (cliquez ici) vous permet de consolider vos bases, vous aiguille, vous corrige (à l’oral aussi) et organise vos révisions. Son tarif sur 6 ou 12 mois est réellement abordable.

Vous êtes en recherche d’emploi et vous êtes décidé à passer le TOEIC ?

Vous avez raison ! Rien ne renseigne mieux un recruteur qu’un niveau de langue étrangère mesurée par un test. Les tests sont valables deux ans. Il est possible de le passer autant de fois que vous le souhaitez.

L’inscription au test coûte 103 € et 84 € pour les étudiants et demandeurs d’emploi (Source : Educadis.fr). Il peut être pris en charge par votre compte de formation.

  • Déroulement de l’examen
    Le test est constitué de 200 questions à choix multiples. Il dure environ 2h30. La moitié des questions porte sur la compréhension orale et l’autre, sur la compréhension écrite, ce qui permet d’évaluer vocabulaire, grammaire et conjugaison. Les situations évoquées sont représentatives de la vie quotidienne mais surtout professionnelle. Le test est noté sur 990 points.
  • S’entraîner et/ou passer le TOEIC 
    Ets Global (cliquez ici) propose 45 questions pour vous entraîner gratuitement, ce qui vous donnera une idée parfaite des questions en situation d’examen. Site proposant tests blanc et préparation à différents tests en anglais (Toeic, Toefl)
    Englishtown (cliquez ici) avec une formule d’essai (14 jours pour 1 euro), vous donne accès à des tests blancs Toeic, des exercices de préparation (1500 heures d’exercices) et un cours individuel de 40 minutes… Jamais 1 euro n’aura été dépensé de façon aussi utile si vous vous cantonnez à la période d’essai… Préparation et passage des tests Toeic et Toefl
    Exam English (cliquez ici) propose un test TOEIC gratuit et complet. L’avantage de ce site (dont le test n’est pas chronométré) est qu’il corrige vos réponses sur le champ. Intéressant pour comprendre vos erreurs mais j’avoue avoir moins adhéré aux questions dont la formulation n’est pas toujours des meilleures…

Bonnes révisions !
Et n’hésitez pas à partager vos trouvailles et vos expériences sur le groupe LinkedIn de « L’expatmobile »…


Comment les réseaux sociaux influencent le recrutement dans le monde

En France, pour ce qui concerne le recrutement, les réseaux sociaux sont souvent désignés à la fois prometteurs et pleins d’avenir tout en étant jugés « peu efficaces », ce qui est l’une des conclusions de l’étude de RegionsJob (cliquez ici), par exemple. La question demeure donc, de savoir ce que cherchent les recruteurs en allant consulter les profils ? A vérifier votre CV ? A se faire une idée de vos savoir-être ? Quelle est exactement la valeur donnée à ces informations dans le cadre d’un recrutement ? En quoi les éléments trouvés sur les réseaux sont-ils indicateurs de votre performance ? Les recruteurs s’appuient-ils sur de faux préjugés ? Qu’en est-il dans les autres pays ? Une multitude d’interrogations…

Une étude (cliquez ici) de CEB SHL Talent Measurement Solutions consacre tout un chapitre au sujet et permet une nette avancée sur ces points. Elle fait suite à une enquête en ligne effectuée en janvier et février 2014 auprès de 1 406 responsables RH, représentant à la fois les économies émergentes et établies, basés en Europe (44 %), en Amérique (29 %), au Moyen-Orient/Afrique (12%), en Asie (9 %) et en Australie/Nouvelle Zélande (7 %).

Le rapport distingue deux choses :
. l’utilisation formelle des réseaux : c’est-à-dire une utilisation basée sur des critères définis à l’avance.
. l’utilisation informelle, c’est-à-dire, une simple consultation des profils dans une démarche plus aléatoire et plus difficilement prévisible

Il distingue également les réseaux sociaux professionnels (consultés par 69% des recruteurs) des réseaux sociaux personnels (consultés par 41% des recruteurs).

Ceci étant dit, la plupart des personnes disent regarder :
. l’expérience professionnelle,
. la formation
. et les recommandations

du moins pour ce qui concerne les responsables RH des économies établies. Pour les autres, les recruteurs sont plus susceptibles de consulter toutes les informations concernant les candidats. Ainsi, si vous postulez en Afrique ou au Moyen-Orient, surveillez soigneusement vos profils publics sur Facebook et autres réseaux sociaux : photos, commentaires sur vous, commentaires de vos amis, vos « like », ainsi que vos propres commentaires. Par contre, si vous postulez en Amérique du Nord, sachez que les américains se fient peu à ces outils : 10% seulement des responsables RH font des recherches aléatoires et 14% ont développés des critères de recrutement sur ces réseaux (c’est à dire qu’ils sont dans une utilisation formelle).

Cette étude est reconduite chaque année et d’une façon générale, voici les informations dont la consultation est en baisse : loisirs, centres d’intérêt, affiliations à des groupes, intérêts exprimés, « J’aime » et activités récentes ainsi que la consultation des photos qui, elle, est en totale perte de vitesse ( 29 % en 2013 à 19 % en 2014)

Un nombre croissant de recruteurs (40 %, en hausse par rapport à 29 % ) perçoivent les réseaux sociaux comme étant utiles pour définir l’adéquation d’un candidat mais seule une minorité de personnes interrogées croit que les informations trouvées sur les réseaux sociaux sont essentielles aux décisions de recrutement (14 %) ou ont confiance en la qualité des données (20 %). Dans les économies émergentes, l’importance accordée aux informations ainsi que la confiance sont un peu plus importantes. Partout dans le monde, les réseaux sociaux sont jugés utiles sans être décisifs pour le recrutement.

Mais l’une des conclusions de l’étude, problématique, est qu’ « à peine plus d’un quart des personnes interrogées disposent de politiques formelles en place concernant l’utilisation des réseaux sociaux et des informations trouvées sur les réseaux professionnels à des fins de recrutement »… Comprenez qu’à peine un quart des recruteurs a mis en place des critères précis d’évaluation et de notation pour traiter les renseignements pris sur les réseaux dans le cadre d’un recrutement. Dans leur majorité, les utilisations sont donc aléatoires, possiblement subjectives et opaques, d’où le recul (sinon la méfiance) des recruteurs comme des candidats.

Quoiqu’il en soit, en l’état actuel des processus, il est utile que vos profils professionnels permettent de confirmer vos expériences professionnelles, votre formation et vos recommandations sans attendre de ces éléments qu’ils soient décisifs dans votre recrutement…

Pour le futur, les intentions varient considérablement dans le monde. Les américains manifestent des intentions très modérées d’utilisation de cet outil : « 14 % pour les recherches formelles et 10 % pour les recherches informelles ». Par contre, ces intentions sont plus importante en Afrique et au Moyen-Orient (28 % et 29 % respectivement).

Les autres enseignements de cette étude

Dans les outils récurrents du recrutement, l’étude souligne que plus des trois quarts des personnes interrogées pratiquent l’examen et la sélection de C.V, la vérification des références, les formulaires de candidature et les guides d’entretien structuré*.

Voici les pourcentages :
Examen/sélection des CV         92 %
Vérification des références       84 %
Formulaires de candidature     81 %
Vérification des antécédents    81 %
Guides d’entretiens structurés 79 %

et 25 % des personnes interrogées au Moyen-Orient/en Afrique signalent l’adoption d’outils de recrutement plus traditionnels, tels que des mises en situation/Assessment Centers (exemples de mises en situation et assessment centers en cliquant ici)

Dans la recherche d’emploi à l’international, soyez donc averti de toutes ces pratiques et préparez vos références.

Concernant les tests de recrutement, les plus utilisés dans le monde sont, dans l’ordre :
. les tests de compétences/connaissances
. les évaluations de la personnalité
. les tests d’aptitudes cognitives/de résolution de problèmes
. les évaluations d’aptitudes spécifiques
. les mises en situation

* Les entretiens directifs (ou structurés) utilisent un guide d’entretien strictement suivi, dans un ordre déterminé et appelant en général des réponses courtes. Il n’est pas laissé la possibilité à l’interviewé de parler librement et l’interviewer n’effectue pas de relances. (Source : Eduter.fr)