Facebook Jobs : utile dans une recherche d’emploi à l’étranger ?

Facebook a déployé sa fonctionnalité « Offres d’emploi » dans une quarantaine de pays, vous l’avez vue ? Si elle est récente en France, elle existe aux Etats-Unis et au Canada depuis un peu plus d’un an.

L’objectif affiché par le réseau, est de mettre en relation « des demandeurs d’emploi avec des entreprises proches de chez eux ». Des « entreprises locales » peuvent poster des offres d’emplois et permettre ainsi aux utilisateurs de postuler directement sur le réseau.

Mais dans le cadre d’une recherche d’emploi à l’étranger, avez-vous intérêt à l’utiliser ? et si vous êtes déjà à l’étranger ?

Comment ça marche ?

Sur l’accueil de votre compte Facebook, l’onglet « Offres d’emploi » est sur la gauche et il faut cliquer sur « Plus de » pour l’apercevoir.

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En cliquant sur l’onglet, vous arrivez sur la page « Offres d’emploi » sur laquelle vous indiquez votre recherche ainsi que le lieu (dans un rayon de 150 kms maxi). Vous pouvez choisir le type d’emploi ainsi que le type d’industrie.

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En France, les emplois sur Facebook sont généralement des emplois sans grande qualification. Encore qu’il y ait parfois d’heureuses surprises avec des offres dans la mode ou le marketing.

A l’étranger, la tendance n’est pas exactement la même. Tout dépend du pays. Ainsi, si je cherche un poste de Sales Manager à Singapour (Ville), l’offre est d’un niveau nettement supérieur.

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Suivant le pays de vos voeux, vous avez donc tout intérêt à faire une recherche…

Et ensuite ?

En appuyant sur le bouton « Postuler maintenant » qui se trouve sous l’offre, vous devrez remplir le formulaire qui s’affiche et dans lequel vous entrerez brièvement vos expériences. Ici, pas de transmission de CV !

Le recruteur de son côté, reçoit votre candidature immédiatement et peut vous contacter comme il le souhaite (tél ou mail). Très probablement, il vous contactera via Messenger.

Dans certains pays, les cabinets de recrutement (y compris internationaux) postent sur Facebook, ça peut être l’occasion pour vous d’une conversation sur votre recherche.

Sachant qu’en 2018, 1,3 milliards de personnes utilisent Messenger chaque mois et que les entreprises s’y sont mises depuis plusieurs années (gestion de leur clientèle), il y a fort à parier que Messenger jouera un jour ou l’autre, un rôle dans vos futurs recrutements.

Et enfin ?

Et bien… c’est là que les problèmes peuvent commencer ! Sur Facebook, votre profil est en français et vous n’avez pas toujours mis vos publications en mode privée ? Voilà qui peut être délicat.

Vous pourrez y remédier notamment en travaillant à fond la rubrique « A propos » de votre profil Facebook (dont votre lieu de résidence et les lieux dans lesquels vous avez déjà vécu).  Vous essayerez ensuite de poster autant que possible dans la langue de votre pays de destination (ou en anglais).

Vous souhaitez peut-être savoir comment les recruteurs des USA, d’EMEA et d’Asie-Pacifique utilisent les réseaux sociaux et outils en ligne ?

Ou encore comment exploiter les pages des entreprises sur Facebook pour optimiser votre recherche ?

Bonne lecture !

 

 

Comment vous êtes trouvé(e) (ou non) sur Linkedin

Après deux journées consécutives passées à faire du sourcing sur Linkedin, c’est-à-dire de la recherche de candidats, j’ai pensé indispensable de vous expliquer le principe pour que vous puissiez adapter vos profils Linkedin si besoin.

Pourquoi le sourcing ?

Dans le monde entier, le sourcing est devenu tendance et ce, pour plusieurs raisons. D’une part, les entreprises sont submergées de CV alors que in fine, cette pile de CV qui prend un temps fou à éplucher, ne leur permet pas toujours de trouver le candidat recherché. Elles rencontrent également, un manque récurrent de compétences sur des technologies ou techniques spécifiques et doivent trouver le candidat susceptible d’être formé par leurs soins.

Le sourcing est devenu ainsi la tendance du moment. Les recruteurs se sont formés (ou se forment) et le sourcing sur Linkedin notamment, est devenu le must.

Vous devez d’ailleurs, vous rendre compte que de plus en plus de personnes font des recherches sur Linkedin. Chaque semaine, ce réseau vous affiche deux statistiques : le nombre de visites de votre profil ainsi que les mots clés utilisés pour vous trouver (cette dernière possibilité est toute récente). Parmi les visiteurs, certains profils s’affichent et d’autres sont en mode privé. Les recruteurs sont généralement en mode privé mais ils peuvent également visiter des profils depuis leur compte personnel gratuit.

Et comment ça marche ?

La notion de sourcing sur Linkedin est aisée à comprendre à partir du moment où il est clair que Linkedin est une énorme base de données qui fonctionne avec des mots clés. Evidemment, vu sous cet angle, le réseau social apparaît moins glamour mais… c’est tellement plus vrai !

Il y a plusieurs façons de sourcer sur Linkedin mais globalement, il est question d’écrire une requête avec des opérateurs booléens. C’est-à-dire d’écrire une chaine de mots-clés reliés par des petits mots : ET, OU, SAUF, etc. A titre d’exemple (et c’est vraiment un exemple très rustique), on cherche un « ingénieur OU dev OU developpeur ET Paris… etc ». Plus la chaîne de mots clés est précise, plus le sourcing le sera. Aucune chaîne ne peut contenir tous les critères, donc il faut faire différents essais.

Dans la tête du sourceur

Inutile de vous dire que dans cette collecte de profils, il est extrêmement difficile de fonctionner intelligemment au-delà de la première heure et de discerner quoi que ce soit après deux heures. Le sourceur est sur sa tâche et ses mots clés, et tout le reste lui échappe : la photo professionnelle si vantée et la cohérence du parcours (qui auront leur importance plus tard), sont totalement ignorées. Il déploie et affine ses filtres de façon quasi obsessionnelle et soit votre profil ressort dans l’épuisette, soit il ne ressort pas…

Au bout de 3 heures et malgré une pause café, il est à deux doigts de grimper aux rideaux lorsque :

  • Le profil est trop détaillé… ou pas du tout
  • Il n’y a aucune coordonnée pour joindre la personne
  • Un méli-mélo de compétences ne correspond pas aux expériences professionnelles

Au bout de 5 heures (et malgré sa pause déjeuner), il frôle la crise de nerfs en trouvant quelqu’un qui aurait dû ressortir au début de ses recherches. Pourquoi ce profil ressort-il maintenant ? parce que la personne a un langage vraiment bien à elle pour parler de son travail et/ou de ses compétences… Donc elle a échappé aux premières recherches !

Moralité

Il y a mille et une façons de sourcer et d’ailleurs, depuis peu, L’Expatmobile et Pumanawa Consulting utilisent des outils qui évitent d’écrire des requêtes. Mais outillés ou pas, ne comptez pas sur les sourceurs pour vous filtrer en premier lieu, sur la cohérence de votre profil ou de votre parcours !

Si vous êtes en recherche d’emploi, il serait donc souhaitable :

  • avant de toucher à quoi que ce soit, de faire une liste de mots-clés, de vérifier qu’il s’agit bien des termes utilisés dans votre métier ou votre activité et de vous assurer qu’ils sont tous utilisés sur votre profil
  • de faire la même chose sur votre profil dans une 2e langue. En clair, si vous souhaitez attirer l’attention d’un sourceur anglais, parlez comme lui. Idem pour un indien.
  • d’indiquer des coordonnées pour vous contacter. Attention, les InMails ne fonctionnent pas toujours très bien (quoi qu’on en dise…). Parfois (voire souvent), ils n’arrivent jamais à leur destinataire. Et dans ces cas-là, le sourceur se passera de vous…
  • de bien tenir à jour vos certifications (ou d’en obtenir…). Linkedin annonce actuellement que les personnes ayant des certifications sont « 5 fois plus vues que les autres » et pour cause… les certifications sont des mots clés de premier ordre : pas de doublon ni de mauvaise interprétation.
  • de ne pas faire de profils trop longs (comme le mien, par exemple ! Mais je ne suis pas en recherche d’emploi ;)) car c’est insupportable pour un sourceur (qui finit par faire un ctrl+F pour trouver le mot qu’il cherche…)
  • de profiter du résumé pour expliquer ce que vous souhaitez ou ce vers quoi vous vous dirigez : votre « projet professionnel » en un mot. C’est bien utile dans un 2e temps quand le sourceur vous a repéré(e).
  • d’ôter toutes les compétences qui ne soient pas directement transposables. De toutes façons, vous aurez le loisir d’exposer ultérieurement votre expérience : lors des échanges et en envoyant votre CV

Pour le reste, ne désespérez pas car tout ceci étant dit,  le sourcing fonctionne bien… Et s’il ne vous inspire aucune sympathie, sachez qu’il ne représente que la première phase du recrutement. Ensuite, c’est à vous de jouer !

Diane Pinelli

Gestion des candidatures : la fin du bricolage ?

Une plateforme et son extension sur Google Chome, vous donnent la possibilité de gérer votre recherche d’emploi en mode projet à la façon de Trello (pour les connaisseurs) : il s’agit de Huntr.com. Après tout, s’il est quelque chose qui peut être traité en mode projet avec gestion des tâches, c’est bien la recherche d’emploi, n’est-ce pas ? Sexy limite glamour, intuitif, Huntr et son application ou son extension, permet de glaner les offres d’emploi sur le web, d’en garder le lien, de suivre vos offres d’emploi et de gérer tout le processus de candidature. Enfin, vous pouvez partager votre recherche avec un coach, des contacts professionnels, etc. En version premium, vous avez aussi la possibilité de faire une recherche sur les contacts possibles dans les sociétés répertoriées, afin d’entrer en contact avec eux.

Vous rêvez de sortir de votre pauvre tableau Excel, de votre google agenda ou de vos (inavouables) bouts de papiers ? Alors Huntr va vous changer (gratuitement) la vie…

Les fonctionnalités

– Enregistrer les offres que vous glanez sur le web : url (automatique), titre du poste, société, vos propres notes et le lieu de l’emploi
– Garder l’intégralité des offres qui vous intéressent
– Retrouver rapidement à quelle étape se trouve la candidature et de quelle offre il s’agit
– Pouvoir enregistrer les offres, les contacts et les événements avec des notes personnelles.
– Consulter une base de données d’entreprises déjà présentes sur la plateforme
– Consulter une carte indiquant les lieux des entreprises concernées où vous avez candidaté
– Faire partager votre travail à une autre personne
– Possibilité de passer à un niveau supérieur (Premium) pour se connecter à des salariés des entreprises auxquelles vous postulez

Mode d’emploi pour les nuls (mais pas que)

1 – Il faut tout d’abord aller sur Google Chrome. Si vous n’avez pas ce navigateur, il n’est jamais trop tard pour bien faire mais « ce n’est pas trop tôt, non plus » ;). Téléchargez le vite gratuitement. Vous pouvez ensuite installer Huntr en vous rendant ici

Vous allez obtenir ceci : 

 

2 – Sur google chrome, en haut de votre fenêtre de navigation, vous aurez désormais une petite icone qui attestera de l’installation de l’extension, comme ceci : 

 

 

 

3 – Allez sur un jobboard ou sur Indeed, par exemple et lancez une recherche. Lorsqu’une offre vous intéresse, cliquez sur l’icône Huntr. Une petite fenêtre s’ouvre sur le côté, ainsi : Huntr a déjà copié le lien, il ne vous reste plus qu’à rentrer le titre de l’emploi et à mettre quelques mots dans la description.
Ici, il s’agit d’une offre d’ « assistant commercial trilingue » du Groupe Courbis. Ce groupe est déjà répertorié sur Huntr, qui me le propose donc dans les options. Ne reste qu’à sauvegarder.

4 – Une fois repérées toutes les offres que vous souhaitez, admettons que vous en ayez 6 ou 7, cliquez sur le 4e sigle (View board), ici : 

 

 

 

 

Vous arrivez alors sur un tableau avec la liste des offres que vous avez glané sur le web : sur Indeed, sur l’Apec ou sur Monster, … Vous pouvez alors déplacer (en faisant glisser les offres) dans leurs cases respectives : une fois que vous avez postulé, lorsque vous avez eu une proposition d’entretien, etc :

 

Il est bien sûr possible de déplacer ou de renommer les listes.

L’outil de gestion des tâches se trouve ici : 

Après avoir ouvert la page des tâches, vous sélectionnez l’offre à laquelle vous souhaitez ajouter des tâches (Select Job, à droite), et pour ce, vous pouvez utiliser l’ « Agenda » (à droite toujours). Vous planifiez ce que vous souhaitez et pouvez visualiser les actions à venir.

Sur le tableau s’affiche (à gauche) : la liste de vos offres (en cliquant sur « Jobs »), les actions à faire le jour même (« Today ») et les événements à venir (« Upcoming »).
Enfin, vous pouvez partager ce tableau avec quelqu’un en cliquant sur « Share ».

Huntr ou comment gérer son processus de recherche en 3 clics…

Utile le CV vidéo ?

Avec la montée en puissance de la vidéo, les interrogations des candidats à l’emploi à l’international, sont nombreuses : comme outil de candidature, la vidéo est-elle indispensable ou superflue ? A quoi sert-elle exactement ? Comment faire quelque chose de vraiment utile en étant aussi concis ? L’exercice n’est-il pas risqué ? Qu’en pensent les DRH ?…

Rechercher des offres sur Monster, LinkedIn et l’Apec

Que les postes proposés soient en France ou à l’étranger, une fois vos mots clés définis (voir cet article), votre recherche d’offres peut s’effectuer de façon efficace et rapide grâce aux opérateurs booléens. Ces petits mots ou symboles permettent de lier entre eux vos mots clés. Voyons dans cet article comment les utiliser au mieux. Vous pourrez ensuite les appliquer partout.

Pourquoi il faut éviter les sites d’offres d’emploi

AAEAAQAAAAAAAAhPAAAAJDUzZDQzMjhkLTNlMjEtNGVjZi1iNGQzLWQ1MzBmZjgwM2UxZQVous passez un temps fou en recherche d’offres d’emploi, peut-être même vous demandez-vous si c’est normal. Vous pouvez aussi culpabiliser d’y passer trop temps ou à l’inverse, avoir jeté l’éponge et vous y plonger seulement quand vous vous sentez d’attaque… Mettez-vous à l’aise : les lignes qui suivent sont pour vous !

Rechercher des offres : dégager les bons mots clés

Parmi les difficultés actuelles liées à la recherche d’emploi, vient en tête de liste, le temps passé en recherche d’offres… Le nombre croissant de sites d’emploi ainsi que le fait que les entreprises soient de plus en plus nombreuses à organiser les candidatures directement sur leur site, rallongent le processus de recherche qui peut devenir phénoménal quand il est question de faire des recherches à l’étranger. C’est pourquoi j’ai écrit un premier article (à partir d’une étude de CareerBuilder), sur les principales façons de chercher un emploi dans 4 pays étrangers (consultable ici). Aujourd’hui, je vous propose de régler la question des mots clés avant d’aborder dans ce 3e article (cliquez ici) les sites d’emploi à l’international.

Améliorer ou conserver votre niveau d’anglais

L’anglais n’est pas votre langue de travail ou ne l’est plus ? Ou bien vous trouvez que votre cadre professionnel ne permet qu’une pauvre pratique répétitive de cette langue ? Ou encore vous avez l’impression générale que votre niveau d’anglais baisse lentement mais sûrement ? Conférences en ligne, rencontres IRL (In Real Life), podcasts et même karaoké, des moyens plus ingénieux les uns que les autres sont développés sur le web. Suivant ce que vous souhaitez, voici une sélection d’outils gratuits que j’ai testés, une sélection d’outils payants pour un travail plus en profondeur et tous les renseignements nécessaires pour passer le Toeic si d’aventure vous décidiez de vous lancer… 

Comment les recruteurs des USA, d’EMEA et d’Asie-Pacifique utilisent les réseaux sociaux et outils en ligne

Lorsque les candidats s’interrogent sur leur visibilité ainsi que sur les façons d’entrer en contact avec des recruteurs internationaux, la question est de savoir comment les recruteurs travaillent. Deux études parues cet automne, peuvent être l’occasion de faire le point sur la façon dont les recruteurs utilisent les réseaux sociaux et outils en ligne dans le monde.

L’édition 2014 du « Global Sourcing Survey », réalisée par Alexander Mann Solutions et Social Talent, a interrogé 328 recruteurs* mondiaux, sur leurs façons de faire. Les résultats sont regroupés en 3 zones géographiques : Amérique, EMEA et Asie-Pacifique.

En finir une bonne fois avec la candidature spontanée ?

Dans les derniers chiffres communiqués par l’Apec, le taux de postes pourvus grâce à la candidature spontanée est de 8% pour 2013. Chiffre qui, bien entendu, ne déclenche aucun enthousiasme chez son lecteur ! Si enthousiasme il restait depuis l’excellent article : « Pourquoi 99% des candidatures spontanées finissent à la poubelle » (cliquez ici) du non moins excellent Laurent Brouat… Article pointant que l’immense majorité des candidatures spontanées n’est jamais ni vue, ni lue depuis l’utilisation de l’ATS dans les entreprises (pour en savoir plus sur l’ATS, voir cet article ici).