Facebook Jobs : utile dans une recherche d’emploi à l’étranger ?

Facebook a déployé sa fonctionnalité « Offres d’emploi » dans une quarantaine de pays, vous l’avez vue ? Si elle est récente en France, elle existe aux Etats-Unis et au Canada depuis un peu plus d’un an.

L’objectif affiché par le réseau, est de mettre en relation « des demandeurs d’emploi avec des entreprises proches de chez eux ». Des « entreprises locales » peuvent poster des offres d’emplois et permettre ainsi aux utilisateurs de postuler directement sur le réseau.

Mais dans le cadre d’une recherche d’emploi à l’étranger, avez-vous intérêt à l’utiliser ? et si vous êtes déjà à l’étranger ?

Comment ça marche ?

Sur l’accueil de votre compte Facebook, l’onglet « Offres d’emploi » est sur la gauche et il faut cliquer sur « Plus de » pour l’apercevoir.

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En cliquant sur l’onglet, vous arrivez sur la page « Offres d’emploi » sur laquelle vous indiquez votre recherche ainsi que le lieu (dans un rayon de 150 kms maxi). Vous pouvez choisir le type d’emploi ainsi que le type d’industrie.

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En France, les emplois sur Facebook sont généralement des emplois sans grande qualification. Encore qu’il y ait parfois d’heureuses surprises avec des offres dans la mode ou le marketing.

A l’étranger, la tendance n’est pas exactement la même. Tout dépend du pays. Ainsi, si je cherche un poste de Sales Manager à Singapour (Ville), l’offre est d’un niveau nettement supérieur.

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Suivant le pays de vos voeux, vous avez donc tout intérêt à faire une recherche…

Et ensuite ?

En appuyant sur le bouton « Postuler maintenant » qui se trouve sous l’offre, vous devrez remplir le formulaire qui s’affiche et dans lequel vous entrerez brièvement vos expériences. Ici, pas de transmission de CV !

Le recruteur de son côté, reçoit votre candidature immédiatement et peut vous contacter comme il le souhaite (tél ou mail). Très probablement, il vous contactera via Messenger.

Dans certains pays, les cabinets de recrutement (y compris internationaux) postent sur Facebook, ça peut être l’occasion pour vous d’une conversation sur votre recherche.

Sachant qu’en 2018, 1,3 milliards de personnes utilisent Messenger chaque mois et que les entreprises s’y sont mises depuis plusieurs années (gestion de leur clientèle), il y a fort à parier que Messenger jouera un jour ou l’autre, un rôle dans vos futurs recrutements.

Et enfin ?

Et bien… c’est là que les problèmes peuvent commencer ! Sur Facebook, votre profil est en français et vous n’avez pas toujours mis vos publications en mode privée ? Voilà qui peut être délicat.

Vous pourrez y remédier notamment en travaillant à fond la rubrique « A propos » de votre profil Facebook (dont votre lieu de résidence et les lieux dans lesquels vous avez déjà vécu).  Vous essayerez ensuite de poster autant que possible dans la langue de votre pays de destination (ou en anglais).

Vous souhaitez peut-être savoir comment les recruteurs des USA, d’EMEA et d’Asie-Pacifique utilisent les réseaux sociaux et outils en ligne ?

Ou encore comment exploiter les pages des entreprises sur Facebook pour optimiser votre recherche ?

Bonne lecture !

 

 

Prendre un poste de direction au Cambodge ? [Interview]

En matière de recherche d’emploi à l’étranger, rien ne vaut le partage d’expériences et l’opportunité d’élargir son réseau. C’est pourquoi nous publions régulièrement des témoignages. Aujourd’hui, place à la recherche d’emploi au Cambodge !

FrançoiseInternational Business Developer dans le secteur de la beauté et des cosmétiques et Directrice Générale d’Oligo Trading pendant 5 ans, Françoise Hernert a travaillé avec plus de 45 pays. Basée aujourd’hui au Vietnam, elle a dirigé une entreprise cambodgienne de 160 salariés locaux, distribuant 10 marques de produits cosmétiques au niveau national. Françoise est une référence du secteur des cosmétiques mais aussi du développement de business à l’international et du management interculturel. Je l’interroge sur les opportunités d’emploi au Cambodge.

Qu’en est-il du visa pour travailler au Cambodge ?

Françoise H. : Comparé aux autres pays d’Asie devenus très stricts, le Cambodge reste à ce jour, très accessible en termes d’immigration. On peut tout à fait arriver sans emploi et faire des recherches sur place. Un e-visa peut être acheté sur le site internet officiel du gouvernement.

Est-il intéressant de s’expatrier au Cambodge, à votre avis ?

Françoise H. : Le Cambodge est en forte croissance économique, tout particulièrement dans les secteurs de l’agriculture, la construction, le tourisme et l’industrie textile. De nombreuses entreprises étrangères, principalement asiatiques, viennent s’y implanter car le coût de la main d’oeuvre est très bas comparé aux autres pays développés et que de nombreux secteurs sont à développer. Elles arrivent de plus en plus nombreuses…

agriculture-1822444_640Côté vie sociale, le Cambodge n’est pas encore très développé. Contrairement au Vietnam, par exemple, les choix vestimentaires ou alimentaires peuvent être restreints selon les produits. Le système de santé et l’hygiène ne sont pas encore aux normes internationales et il est fréquent de devoir quitter le pays en cas de gros problème ou d’accident grave.

Ceci étant dit, le pays est magnifique, agréable à vivre et les cambodgiens sont très accueillants.

Est-il envisageable de trouver un emploi en contrat local ?

cambodia-3222519_640Françoise H. : Le taux de chômage au Cambodge est très bas mais la main d’oeuvre Cambodgienne n’a pas encore atteint les standards internationaux. De ce fait, il y a un réel besoin de main d’oeuvre qualifiée pour tout chef d’entreprise local ou étranger souhaitant développer son business. Malgré cela, les salaires restent assez bas (y compris pour les expats en contrat local), comparés à d’autres pays plus développés. C’est encore plus vrai quand l’entreprise est cambodgienne. C’est pourquoi, de plus en plus d’employés cambodgiens prennent des cours d’anglais. Ils souhaitent travailler dans des entreprises internationales. Dans certains secteurs comme la vente, le marketing ou la comptabilité, il faut obligatoirement parler le khmer car la majorité de la population ne parle pas du tout l’anglais. Cependant il est tout à fait possible d’obtenir un poste de direction quand les managers parlent l’anglais.

Donc les postes de direction sont à privilégier…

Françoise H. : Ce sont effectivement des postes de managers ou directeurs qui sont proposés, et ce, quels que soient les secteurs d’activités. Le salaire moyen d’un manager est de 1500$, salaire qui peut être plus élevé si la société est internationale ou si c’est un gros groupe local.

Comment conseillez-vous de s’y prendre ?

Françoise H. : Outres les sites connus comme Camhr.com qui sont les plus pourvus en offres d’emplois locales, il existe quelques cabinets de recrutements sur place, gérés par des expats qui peuvent avoir des offres pour les expats. Mais développer un réseau sur place, reste la meilleure option : un chef d’entreprise cambodgien embauchera rarement un expat (ou un employé khmer d’ailleurs) qui ne lui a pas été recommandé… surtout avec un salaire élevé et un poste à responsabilités.

Comment est-ce pour un occidental de travailler avec des Cambodgiens ?

quipe françoiseFrançoise H. : Après avoir dirigé la main d’oeuvre d’un pays développé, un occidental doit apprendre à être doublement patient. D’une part, du fait de la barrière de la langue et de l’autre, parce que les Cambodgiens ont un faible niveau de compétence. En contrepartie, l’enrichissement humain est énorme. Les occidentaux peuvent développer une grande capacité d’adaptation au changement et devenir « experts en résolution de problèmes »…  Mes 5 années passées au Cambodge furent une très belle expérience !

Interview réalisée par Diane Pinelli, avril 2018

En savoir plus sur Françoise Hernert et lire ses publications

Vous avez quelques questions ou souhaitez entrer en contact avec nous, c’est là

rings-684944_640Les liens utiles

Pour obtenir un e-visa cambodgien

Trouver tous les renseignements concernant le Cambodge sur le site de l’UFE

L’Ambassade du Cambodge à Paris

La Chambre de commerce et d’industrie du Cambodge

 

 

 

 

Comment vous êtes trouvé(e) (ou non) sur Linkedin

Après deux journées consécutives passées à faire du sourcing sur Linkedin, c’est-à-dire de la recherche de candidats, j’ai pensé indispensable de vous expliquer le principe pour que vous puissiez adapter vos profils Linkedin si besoin.

Pourquoi le sourcing ?

Dans le monde entier, le sourcing est devenu tendance et ce, pour plusieurs raisons. D’une part, les entreprises sont submergées de CV alors que in fine, cette pile de CV qui prend un temps fou à éplucher, ne leur permet pas toujours de trouver le candidat recherché. Elles rencontrent également, un manque récurrent de compétences sur des technologies ou techniques spécifiques et doivent trouver le candidat susceptible d’être formé par leurs soins.

Le sourcing est devenu ainsi la tendance du moment. Les recruteurs se sont formés (ou se forment) et le sourcing sur Linkedin notamment, est devenu le must.

Vous devez d’ailleurs, vous rendre compte que de plus en plus de personnes font des recherches sur Linkedin. Chaque semaine, ce réseau vous affiche deux statistiques : le nombre de visites de votre profil ainsi que les mots clés utilisés pour vous trouver (cette dernière possibilité est toute récente). Parmi les visiteurs, certains profils s’affichent et d’autres sont en mode privé. Les recruteurs sont généralement en mode privé mais ils peuvent également visiter des profils depuis leur compte personnel gratuit.

Et comment ça marche ?

La notion de sourcing sur Linkedin est aisée à comprendre à partir du moment où il est clair que Linkedin est une énorme base de données qui fonctionne avec des mots clés. Evidemment, vu sous cet angle, le réseau social apparaît moins glamour mais… c’est tellement plus vrai !

Il y a plusieurs façons de sourcer sur Linkedin mais globalement, il est question d’écrire une requête avec des opérateurs booléens. C’est-à-dire d’écrire une chaine de mots-clés reliés par des petits mots : ET, OU, SAUF, etc. A titre d’exemple (et c’est vraiment un exemple très rustique), on cherche un « ingénieur OU dev OU developpeur ET Paris… etc ». Plus la chaîne de mots clés est précise, plus le sourcing le sera. Aucune chaîne ne peut contenir tous les critères, donc il faut faire différents essais.

Dans la tête du sourceur

Inutile de vous dire que dans cette collecte de profils, il est extrêmement difficile de fonctionner intelligemment au-delà de la première heure et de discerner quoi que ce soit après deux heures. Le sourceur est sur sa tâche et ses mots clés, et tout le reste lui échappe : la photo professionnelle si vantée et la cohérence du parcours (qui auront leur importance plus tard), sont totalement ignorées. Il déploie et affine ses filtres de façon quasi obsessionnelle et soit votre profil ressort dans l’épuisette, soit il ne ressort pas…

Au bout de 3 heures et malgré une pause café, il est à deux doigts de grimper aux rideaux lorsque :

  • Le profil est trop détaillé… ou pas du tout
  • Il n’y a aucune coordonnée pour joindre la personne
  • Un méli-mélo de compétences ne correspond pas aux expériences professionnelles

Au bout de 5 heures (et malgré sa pause déjeuner), il frôle la crise de nerfs en trouvant quelqu’un qui aurait dû ressortir au début de ses recherches. Pourquoi ce profil ressort-il maintenant ? parce que la personne a un langage vraiment bien à elle pour parler de son travail et/ou de ses compétences… Donc elle a échappé aux premières recherches !

Moralité

Il y a mille et une façons de sourcer et d’ailleurs, depuis peu, L’Expatmobile et Pumanawa Consulting utilisent des outils qui évitent d’écrire des requêtes. Mais outillés ou pas, ne comptez pas sur les sourceurs pour vous filtrer en premier lieu, sur la cohérence de votre profil ou de votre parcours !

Si vous êtes en recherche d’emploi, il serait donc souhaitable :

  • avant de toucher à quoi que ce soit, de faire une liste de mots-clés, de vérifier qu’il s’agit bien des termes utilisés dans votre métier ou votre activité et de vous assurer qu’ils sont tous utilisés sur votre profil
  • de faire la même chose sur votre profil dans une 2e langue. En clair, si vous souhaitez attirer l’attention d’un sourceur anglais, parlez comme lui. Idem pour un indien.
  • d’indiquer des coordonnées pour vous contacter. Attention, les InMails ne fonctionnent pas toujours très bien (quoi qu’on en dise…). Parfois (voire souvent), ils n’arrivent jamais à leur destinataire. Et dans ces cas-là, le sourceur se passera de vous…
  • de bien tenir à jour vos certifications (ou d’en obtenir…). Linkedin annonce actuellement que les personnes ayant des certifications sont « 5 fois plus vues que les autres » et pour cause… les certifications sont des mots clés de premier ordre : pas de doublon ni de mauvaise interprétation.
  • de ne pas faire de profils trop longs (comme le mien, par exemple ! Mais je ne suis pas en recherche d’emploi ;)) car c’est insupportable pour un sourceur (qui finit par faire un ctrl+F pour trouver le mot qu’il cherche…)
  • de profiter du résumé pour expliquer ce que vous souhaitez ou ce vers quoi vous vous dirigez : votre « projet professionnel » en un mot. C’est bien utile dans un 2e temps quand le sourceur vous a repéré(e).
  • d’ôter toutes les compétences qui ne soient pas directement transposables. De toutes façons, vous aurez le loisir d’exposer ultérieurement votre expérience : lors des échanges et en envoyant votre CV

Pour le reste, ne désespérez pas car tout ceci étant dit,  le sourcing fonctionne bien… Et s’il ne vous inspire aucune sympathie, sachez qu’il ne représente que la première phase du recrutement. Ensuite, c’est à vous de jouer !

Diane Pinelli

A Singapour, pas de réseau, pas de boulot ? [Interview]

Que vous ayez le projet de partir à Singapour ou que vous soyez déjà sur place, en recherche d’emploi, vous vous penchez probablement sur la question du réseau : « Quels sont les réseaux qui fonctionnent ? » et « Que peut-on raisonnablement en espérer ? » sont au cœur de vos préoccupations ?  Vous avez raison. A Singapour, la question est cruciale. C’est le point de vue de Magali Croese qui accompagne bénévolement depuis plusieurs années, les chercheurs d’emploi francophones à Singapour où elle réside depuis près de 5 ans. Ex-DRH Asie-Pacifique d’un groupe multinational, elle a fondé un cabinet RH spécialisé dans l’évaluation et l’amélioration de l’impact social des entreprises.

Qu’est-ce qui vous a conduit à faire de l’accompagnement de chercheurs d’emploi ?

Magali C. : Je me suis investie dans le bénévolat quand j’ai réalisé que j’avais des compétences utiles pour faire avancer certaines causes, et notamment l’insertion professionnelle. Avec les années j’ai aussi compris que pour aider efficacement les individus, l’énergie, la positivité et la capacité à tester des solutions étaient tout aussi précieuses. Avec mon expérience des ressources humaines j’ai entrepris de créer une communauté de pratique autour de la recherche d’emploi à Singapour, avant tout pour libérer la parole et rompre l’isolement. J’étais moi-même en recherche d’emploi en 2014 et j’ai été particulièrement touchée par la détresse des conjoints d’expatriés face à un marché inconnu, certes, mais surtout face à la recherche d’emploi tout court. A Singapour, les étrangers n’ont quasiment aucune opportunité via le mode classique annonce/candidatures. Il faut aller chercher les besoins à la source, c’est à dire auprès des décisionnaires : les managers opérationnels. C’est pour cette raison que le réseautage est LE moyen de trouver un emploi.

Quels sont les réseaux efficaces ?

Magali C. : Notre communauté de pratique, le réseau solidaire WorkOn, s’est développée très rapidement et nous avons essaimé au sein de l’Association Française de Singapour (AFS) en créant le pôle AFS Pro qui organise maintenant depuis plus de 3 ans des rencontres et des ateliers pour les chercheurs d’emploi. Des participants ont même eu l’initiative de créer les ateliers JobSearch qui permettent à des groupes de jobseekers de se réunir régulièrement pour ouvrir le champ des possibles et maintenir la motivation. Nous avons aussi étendu la formidable initiative Activ’Action à Singapour ; au moins une personne de notre réseau se forme régulièrement aux ateliers de l’association et les anime, comme l’Activ’Boost.

Côté réseaux sociaux « Singapour Nanas » est un groupe Facebook très actif, qui regroupe 5800 membres et compte plus de 10 posts par jour mais il est exclusivement réservé aux femmes. « Singafrog », groupe Facebook également, est un forum d’entraide de francophones de 20 000 membres avec plus de 10 posts/jour. Ces réseaux sociaux sont un bon moyen de s’informer sur le quotidien et sonder si de bonnes âmes sont prêtes à répondre à quelques questions sur un secteur d’emploi spécifique (il y en a toujours !).

La Chambre de Commerce Française à Singapour (FCCS) a un service recrutement qui reçoit les candidats en entretien et diffuse des offres en ligne dans de nombreux secteurs. Elle organise également périodiquement des ateliers de formation pour les chercheurs d’emploi (LinkedIn et CV).

L’Association Française de Singapour (AFS) est aussi dynamique, et au-delà du pôle professionnel AFS Pro cité plus haut, elle organise des rendez-vous et des événements pour les Français sur place qui constituent de bonnes opportunités d’étendre son réseau.

Les réseaux alumni sont bien entendu à contacter ainsi que les associations professionnelles dédiées à un métier ou un secteur. Elles auront généralement un groupe LinkedIn ou Facebook actif. Il y a par ailleurs des réseaux de femmes, internationaux, qui sont particulièrement accueillants et positifs comme le Singapore Women Network (SWN, cf page Facebook) et PrimeTime (site internet).

Quelle est la difficulté majeure quand on cherche un emploi à Singapour ?

Magali C. : Travailler à Singapour nécessite d’obtenir un visa de travail. Ce visa de travail est demandé par l’entreprise qui vous emploie (excepté le cas particulier du visa PEP, ne pas hésiter à consulter le site du Ministère du travail qui est très clair). Les entreprises sont souvent frileuses pour demander un visa de travail car les niveaux de salaire exigés pour son obtention sont souvent plus élevés que ce qu’elles veulent offrir pour le poste en question. Ce visa est accordé uniquement à l’appréciation du dossier par les agents du ministère et il n’est pas rare qu’il soit refusé. La politique du pays est de plus en plus nationaliste en matière d’intégration professionnelle mais le pays maintient une proportion d’un tiers de travailleurs étrangers pour deux tiers de travailleurs locaux ce qui laisse tout de même pas mal d’opportunités. Parce que l’emploi se trouve par le réseau ou résulte d’une expatriation, les Français travaillent majoritairement dans des entreprises françaises. Les possibilités d’emploi dans les entreprises locales sont tellement minoritaires qu’elles sont à exclure, sauf peut-être dans les start-up qui ont dépassé la cinquantaine de salariés. Les entreprises étrangères en général, et pas uniquement françaises, sont une bonne cible pour un chercheur d’emploi francophone (qui parle anglais bien sûr).

Que vaut-il mieux : participer à des rencontres ou plutôt passer par les réseaux digitaux ?

Magali C. : A moins d’avoir une expertise particulièrement recherchée (et le pays va vite donc il faut se tenir au courant des tendances du moment sur le marché de l’emploi), il ne sera pas suffisant de se cantonner au virtuel.

LinkedIn est très utilisé à Singapour, il faut vraiment prendre le temps de travailler son profil, mais il demeure un outil de prise de contact. Rien n’est aussi efficace que la rencontre. Que la prise de contact soit virtuelle ou réelle il faut travailler sa cible. « Qui sont les décisionnaires du recrutement dans ma fonction ? » Contacter ses « pairs » permet surtout de s’informer sur le marché mais ouvre rarement des pistes concrètes. Il est important de contacter des niveaux managériaux qui ont soit le pouvoir de décision sur les postes soit l’influence nécessaire pour aider à étendre le réseau.

Tout le monde n’est pas armé de la même façon face à la recherche d’emploi. Certains postulants ont beaucoup d’atouts (une expertise recherchée, une expérience en Asie), ils peuvent se positionner assez facilement sur le marché de l’emploi singapourien après avoir contacté quelques professionnels de leur secteur (via LinkedIn bien sûr). Mais tous les candidats à l’expatriation ne sont pas dans ce cas de figure, loin de là. Pour la grande majorité des chercheurs d’emploi le challenge va être de rendre clair leur profil, de structurer une démarche de recherche et de maintenir la motivation tout au long du chemin. C’est là qu’interviennent les groupes d’entraide et les réseaux.

Avez-vous un conseil à donner à ceux qui travaillent leur(s) réseau(x) depuis la France ?

Magali C. : Chercher un emploi à distance restreint beaucoup de possibilités. On conseille aux personnes de venir sur place. Il est opportun de planifier un séjour d’environ 10 jours pour organiser des rencontres, les contacts ayant été pris en amont à distance via son réseau en France ou via LinkedIn. Pour les jeunes éligibles au VIE, c’est un statut qui fonctionne très bien à Singapour auprès des entreprises françaises, c’est peut-être d’ailleurs l’une des seules opportunités de poste qui peut être saisie à distance.

Mais s’il y a bien un conseil précieux c’est d’être totalement déterminé ! Pour avoir suivi personnellement plus de 200 personnes sur Singapour il y a un vrai travail de profilage et d’orientation de carrière à faire avant de se lancer sur le marché de l’emploi. Prendre le temps de faire son introspection, d’identifier ses compétences clés et de lister les types d’environnement et d’exposition qu’on est prêt à explorer facilite grandement l’amorçage de la recherche. C’est cette assurance gagnée qui permet de frapper aux portes avec aplomb et de rapidement cibler son créneau et les interlocuteurs clés.

Recherche d’emploi : suivre ses désirs malgré sa peur

La peur est un sentiment qui nous permet d’anticiper et de ne pas faire n’importe quoi. Elle est donc indispensable sauf que bien souvent, nous tentons de parer au plus pressé et que le plus pressé est… de se débarrasser de ce sentiment ! Ainsi, stopper ce sentiment tend à devenir une priorité. Gare à ce que la peur ne dirige pas nos choix et… ne provoque nos renoncements ! Autrement dit, attention à ne pas troquer ses rêves contre « moins de peur ».

Avoir peur lors d’une recherche d’emploi

La peur est un sentiment légitime dans le cadre d’une recherche d’emploi. Surtout dans une recherche d’emploi à l’étranger. Il ne faut pas alors,  hésiter à « plonger dans la baignoire », c’est-à-dire à faire face. Pour cela, il est conseillé de lister ses peurs : de ne jamais retrouver de travail, de se retrouver sans emploi à l’étranger, de dévisser professionnellement, se tromper d’entreprise, regretter son poste, etc, etc. La liste peut être infinie. Une fois listées, il faut examiner de près les peurs principales. J’ai pu constater cent fois qu’elles s’organisent autour du mauvais choix : se tromper d’entreprise, d’emploi, de formation, de mobilité interne, de pays… Ces peurs sont justifiées : il est toujours difficile de revenir sur un mauvais choix. Concrètement d’abord, ce n’est pas simple et psychologiquement parlant ensuite, ce n’est pas simple à vivre et ça coute cher.

S’intéresser à ses peurs

Or les peurs parlent beaucoup du désir de la personne. C’est pourquoi il faut les écouter. Je l’ai également très souvent vérifié. Lorsque la personne et moi, listons les craintes et les traitons à plat dans le genre : « Et si je ne trouve pas grâce à mon réseau ? », je réponds, par exemple : « Et bien, vous prendrez contact avec les cabinets de recrutement, je vais les lister », puis « Et si je fais deux voyages de prises de contact et que je n’ai encore rien de concret ? », je réponds, par exemple : « Et bien, vous aurez eu le temps de créer des liens avec le service de recrutement de tel organisme et nous verrons de quelle façon, il peut prendre le relais », il arrive un moment où nous avons fait le tour des principales craintes. Et là, généralement mon interlocuteur se lâche sur l’essentiel : « Oui mais moi, je veux travailler en Asie ! ». Nous passons de donc de « J’ai peur de ne pas trouver de travail » à « Je veux trouver un travail en Asie » et la différence entre les deux est immense. Dans le premier cas, c’est une peur paralysante alors que dans le deuxième cas, il s’agit de la priorité de la personne. Une priorité qui est une force.

Il y a des personnes qui comprennent ainsi qu’elles veulent gagner beaucoup d’argent ou avoir une belle carrière alors qu’elles disaient avoir peur de ne jamais « y arriver ». Sans que l’on sache exactement « arriver à quoi ? »… Comment « gagner beaucoup d’argent » si on est dans la peur de « ne pas y arriver » ? Les deux ne signifient pas la même chose. Avec un tel écart, il y a un gros risque de se perdre en chemin…

La peur comme bonne conseillère

On a donc tout intérêt à sonder ses peurs mais surtout pour comprendre ce que l’on veut. Savoir ce qui est prioritaire pour soi. Pour cela, il est primordial de revenir aux fondamentaux : « Qu’est-ce que je veux ? » dès que la peur pointe le bout de son nez. Puis creuser la question. On peut se demander avec angoisse, par exemple, ce que l’on va faire si « au bout de deux voyages de prise de contact, on avait aucune promesse d’embauche ». Il faut examiner la raison de cette angoisse. Elle peut être, par exemple, de ne plus avoir assez d’argent pour un troisième voyage. C’est alors le signe qu’il ne faut pas engager de voyage de reconnaissance sans rendez-vous prometteur… Ou alors, c’est la peur d’être complètement découragé après deux voyages. Ceci signifie alors qu’il faut faire attention à ne pas s’envoler à l’aveuglette et sécuriser ses rendez-vous, par exemple. Ces deux priorités sont différentes.

Face à un sentiment de peur, il faut donc écouter ce que cela signifie pour soi. Ecouter « la peur de quoi » et en tenir compte. Pour cela : prendre un peu de distance, ne pas agir immédiatement ni faire des choix dans la précipitation, ne pas perdre de vue ce qui est prioritaire pour soi et alors, lister ses ressources pour y faire face.

Agissons avec nos peurs un peu comme le Petit Prince de l’histoire avec son renard : apprivoisons-les en nous asseyant non loin… 

Gestion des candidatures : la fin du bricolage ?

Une plateforme et son extension sur Google Chome, vous donnent la possibilité de gérer votre recherche d’emploi en mode projet à la façon de Trello (pour les connaisseurs) : il s’agit de Huntr.com. Après tout, s’il est quelque chose qui peut être traité en mode projet avec gestion des tâches, c’est bien la recherche d’emploi, n’est-ce pas ? Sexy limite glamour, intuitif, Huntr et son application ou son extension, permet de glaner les offres d’emploi sur le web, d’en garder le lien, de suivre vos offres d’emploi et de gérer tout le processus de candidature. Enfin, vous pouvez partager votre recherche avec un coach, des contacts professionnels, etc. En version premium, vous avez aussi la possibilité de faire une recherche sur les contacts possibles dans les sociétés répertoriées, afin d’entrer en contact avec eux.

Vous rêvez de sortir de votre pauvre tableau Excel, de votre google agenda ou de vos (inavouables) bouts de papiers ? Alors Huntr va vous changer (gratuitement) la vie…

Les fonctionnalités

– Enregistrer les offres que vous glanez sur le web : url (automatique), titre du poste, société, vos propres notes et le lieu de l’emploi
– Garder l’intégralité des offres qui vous intéressent
– Retrouver rapidement à quelle étape se trouve la candidature et de quelle offre il s’agit
– Pouvoir enregistrer les offres, les contacts et les événements avec des notes personnelles.
– Consulter une base de données d’entreprises déjà présentes sur la plateforme
– Consulter une carte indiquant les lieux des entreprises concernées où vous avez candidaté
– Faire partager votre travail à une autre personne
– Possibilité de passer à un niveau supérieur (Premium) pour se connecter à des salariés des entreprises auxquelles vous postulez

Mode d’emploi pour les nuls (mais pas que)

1 – Il faut tout d’abord aller sur Google Chrome. Si vous n’avez pas ce navigateur, il n’est jamais trop tard pour bien faire mais « ce n’est pas trop tôt, non plus » ;). Téléchargez le vite gratuitement. Vous pouvez ensuite installer Huntr en vous rendant ici

Vous allez obtenir ceci : 

 

2 – Sur google chrome, en haut de votre fenêtre de navigation, vous aurez désormais une petite icone qui attestera de l’installation de l’extension, comme ceci : 

 

 

 

3 – Allez sur un jobboard ou sur Indeed, par exemple et lancez une recherche. Lorsqu’une offre vous intéresse, cliquez sur l’icône Huntr. Une petite fenêtre s’ouvre sur le côté, ainsi : Huntr a déjà copié le lien, il ne vous reste plus qu’à rentrer le titre de l’emploi et à mettre quelques mots dans la description.
Ici, il s’agit d’une offre d’ « assistant commercial trilingue » du Groupe Courbis. Ce groupe est déjà répertorié sur Huntr, qui me le propose donc dans les options. Ne reste qu’à sauvegarder.

4 – Une fois repérées toutes les offres que vous souhaitez, admettons que vous en ayez 6 ou 7, cliquez sur le 4e sigle (View board), ici : 

 

 

 

 

Vous arrivez alors sur un tableau avec la liste des offres que vous avez glané sur le web : sur Indeed, sur l’Apec ou sur Monster, … Vous pouvez alors déplacer (en faisant glisser les offres) dans leurs cases respectives : une fois que vous avez postulé, lorsque vous avez eu une proposition d’entretien, etc :

 

Il est bien sûr possible de déplacer ou de renommer les listes.

L’outil de gestion des tâches se trouve ici : 

Après avoir ouvert la page des tâches, vous sélectionnez l’offre à laquelle vous souhaitez ajouter des tâches (Select Job, à droite), et pour ce, vous pouvez utiliser l’ « Agenda » (à droite toujours). Vous planifiez ce que vous souhaitez et pouvez visualiser les actions à venir.

Sur le tableau s’affiche (à gauche) : la liste de vos offres (en cliquant sur « Jobs »), les actions à faire le jour même (« Today ») et les événements à venir (« Upcoming »).
Enfin, vous pouvez partager ce tableau avec quelqu’un en cliquant sur « Share ».

Huntr ou comment gérer son processus de recherche en 3 clics…

Quand Bot le recruteur, entre en scène

Un jour, Bot sera le super héros du recrutement. 2017 est son année et il y a de fortes chances pour que vous l‘aperceviez pour la première fois, sous peu. Avec lui, fini les candidatures sans réponse, les processus d’embauche muets et les chargé(e)s de recrutement débordé(e)s. Il répondra à vos questions, orientera votre candidature et s’inquiétera même de votre moral. Bienvenue dans le monde de Bot !

Les (bonnes) raisons de trouver un emploi en Belgique

A un moment où des changements s’annoncent dans les visas et permis de travail (pour les non-ressortissants de l’UE) et où la Belgique toute entière, s’interroge sur son taux élevé d’emplois vacants, il est bon de rappeler aux francophones et notamment aux Français, que la Belgique est une destination internationale …

8 bons plans pour trouver un emploi

Peut-être songez-vous à partir ou à repartir à l’étranger, à trouver un emploi ou à en changer mais dans tous les cas, vous avez besoin de découvrir les cabinets de recrutement qui ont le vent en poupe, les réseaux qui fonctionnent et les applications qui vont vous simplifier la vie ou peut être même vous la changer… Voici quelques astuces !

Tendances mondiales de la mobilité internationale

La Chine en destination clé dans les cinq prochaines années

Une étude lancée par Axa et menée auprès de 250 entreprises dans 8 pays et 372 travailleurs expatriés, donne un nouveau classement des intentions des entreprises concernant la mobilité de leurs salariés.