Les (bonnes) raisons de trouver un emploi en Belgique

A un moment où des changements s’annoncent dans les visas et permis de travail (pour les non-ressortissants de l’UE) et où la Belgique toute entière, s’interroge sur son taux élevé d’emplois vacants, il est bon de rappeler aux francophones et notamment aux Français, que la Belgique est une destination internationale …

Vous pouvez donc regarder ce pays d’un peu plus près en vous souvenant que le bonheur est parfois à portée de main… et que les Français installés en Belgique, donnent tous les signes d’une grande satisfaction.  Ne perdez toutefois pas de vue que le multilinguisme est un critère très important et que le néerlandais est souvent demandé (Les traducteurs français/néerlandais exercent d’ailleurs sans peine). Mais en Wallonie notamment, le français, accompagné d’un bon niveau d’anglais, peut suffire.

Zoom sur l’emploi

En Wallonie, selon les statistiques de l’ONEM (Office National de l’Emploi), les chiffres du chômage sont en baisse depuis 3 ans. Le FOREM (Service public de l’emploi et de la formation professionnelle) fait effectivement état d’une nette hausse des offres d’emploi cette année (+ 30%). De plus, à la rentrée, le Service Public Fédéral a communiqué un taux de vacance (offres non pourvues) en augmentation. Ainsi pour la seule Wallonie, 50 000 emplois sont vacants tandis que d’un autre côté, un peu plus de 200 000 personnes recherchent un emploi. Qu’en conclure sinon que l’emploi se porte mieux mais que certains postes sont difficiles à pourvoir ?

Selon le Service Public Fédéral, les secteurs où les postes sont difficiles à pourvoir sont ceux « des technologies de l’information et de la communication, du transport et de l’industrie ». Dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, il s’agit de tous les postes liés à la gestion de données, au webmarketing et community management mais aussi ceux liés à la cyber sécurité. (Ceux qui cherchent dans ces fonctions doivent savoir que La Flandre compte proportionnellement encore plus de startups que la Wallonie et la Région Bruxelles Capitale).

En Wallonie, le secteur de la logistique est également à considérer de très près. A l’heure actuelle en Belgique, moins de 100 personnes sont diplômées par an dans ce secteur alors que la demande, tous postes confondus est d’environ 400. La pénurie n’est donc pas loin. Bien sûr, cette activité s’exerce principalement en Flandre (Port d’Anvers) mais la Wallonie avec 20% de cette activité, n’est pas en reste. Si vous travaillez dans la supply chain, la balle peut être dans votre camp…

Pour connaître tous les métiers concernés par la pénurie (dans l’industrie notamment), vous pouvez consulter cette liste du FOREM

Vous avez également tout intérêt à consulter cette « Liste des fonctions critiques » en Région de Bruxelles-Capitale. Cette liste a été éditée par Actiris (Office Régional Bruxellois de l’Emploi) en 2016 avec une mise à jour en juin 2017.

Vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires aux travailleurs étrangers sur le site du Service Public Fédéral

Zoom sur les questions administratives et fiscales

Les grandes lignes :

  • Depuis janvier 2012, le statut de travailleur transfrontalier n’existe plus pour les nouveaux embauchés en Belgique.
  • Pour les francophones non-ressortissants de l’UE, le « permis unique » (travail et séjour) est en bonne voie. Pressée par la Commission européenne, la Belgique devrait rapidement aboutir sur cette question. En attendant… soyez extrêmement vigilants !! Voyez plutôt les mésaventures de ce sympathique couple de canadiens
  • Attention lors du calcul de vos fourchettes de rémunération : le taux d’imposition est plus élevé en Belgique qu’en France… (c’est parce que l’ISF n’existe pas, que la Belgique est un pays intéressant pour ceux qui sont fortunés). Les travailleurs frontaliers paient leurs impôts en France, bien entendu. Les cadres étrangers expatriés ou ceux qui ont été recrutés directement à l’étranger par une société Belge, ont un système d’imposition spécifique.
  • Les salaires sont 30% en moyenne plus élevés qu’en France
  • Le temps de travail est de 8 heures/jour et 38 heures/semaine, avec 20 jours de congés par an.

Vous pouvez trouver tous les détails liés à ces questions, selon le statut envisagé (travailleur indépendant, détaché, frontalier, …), sur le site officiel Belgium.be

Zoom sur la recherche d’emploi ou de stage

  • La Wallonie et la Flandre ont leur propre service public de l’emploi : le FOREM pour la Wallonie et le VDAB pour la Flandre. Vous pouvez consulter des offres d’emploi et prendre des renseignements.
  • Sur Jobboardfinder.net (agrégateur de sites d’emploi), vous trouverez pour la Belgique, une vingtaine de sites d’offres d’emploi, la plupart spécialisés par secteurs d’activité.
  • Enfin, du côté des cabinets de recrutement, ne négligez pas Approach People

Bonne chasse !

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Deux jours après la parution de cet article, Références Le Soir, titrait sur « Les prévisions d’embauche positives à Bruxelles et en Wallonie », en s’appuyant sur le Baromètre ManpowerGroup. Vous pouvez consulter l’article ici

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En voici un exemple ici

https://lexpatmobile.com/2015/04/05/travailler-a-linternational-ameliorer-ou-conserver-votre-niveau-danglais/

http://www.onem.be/fr/indicateurs-trimestriels-4

https://www.leforem.be/particuliers.html