Tendances mondiales de la mobilité internationale

La Chine en destination clé dans les cinq prochaines années

Une étude lancée par Axa et menée auprès de 250 entreprises dans 8 pays et 372 travailleurs expatriés, donne un nouveau classement des intentions des entreprises concernant la mobilité de leurs salariés.

Aujourd’hui, les destinations privilégiées sont les États-Unis et la Chine, suivies par l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Dans les cinq prochaines années, la Chine devrait devenir la destination principale, suivie des États-Unis. La France, la Russie et le Japon arriveront tous trois, en troisième position et l’Allemagne, en quatrième. Le Royaume-Uni sera en septième position avec une expansion internationale en Corée du Sud.

Pour les entreprises interrogées, la Chine devient une priorité.

Le recrutement local, tendance qui se confirme

Plus d’un tiers (38%) des DRH et des responsables de la mobilité internationale interrogés, déclarent qu’ils cherchent à recruter davantage localement.

Quand talent et performance des entreprises sont liés

Si les entreprises sont appelées à se développer en s’internationalisant toujours plus, leur succès repose plus que jamais sur leurs talents humains. 98% des entreprises interrogées affirment qu’une main-d’œuvre mondiale mobile est primordiale et essentielle à leur succès, un tiers (35%) la pense critique pour la réussite de leur société.

Plus de la moitié des entreprises interrogées déclarent que l’envoi de personnel à l’étranger, a amélioré leur performance internationale et 44% déclarent que le niveau de compétences de leurs employés, s’est amélioré du fait de l’expatriation.

46% des DRH disant que recruter les bonnes personnes est le principal défi auquel elles sont confrontées.

Des coûts élevés

La nécessité d’avoir les bonnes personnes aux bons postes, explique en partie une certaine souplesse des entreprises concernant l’organisation des missions internationales et les packages de rémunération et d’avantages sociaux, mais cette souplesse à un prix élevé. Le coût moyen par salarié expatrié est de 50 267 $ supplémentaires.

61% des employeurs révèlent que la pression pour gérer les coûts d’affectation à l’international, augmente depuis 5 ans.

Ce que les salariés souhaitent le plus est la prise en charge d’un logement payé par l’entreprise, suivi d’une assurance santé internationale (couvrant plus d’un pays).

75% des travailleurs internationaux interrogés ont une assurance maladie payée par leur entreprise.

Des salariés sédentaires mais mobiles…

Plus d’un tiers (38%) des salariés déclarent vouloir travailler à l’étranger en se rendant sur place, à partir de chez eux et 27% d’entre eux, disent ne pas vouloir déménager en permanence. D’où l’accroissement des « navetteurs ».

… ou expatriés contre des avantages

Si relocalisation il y a, elle doit en valoir la peine ! La majorité du personnel travaillant à l’étranger, déclare avoir accepté l’expatriation pour obtenir des salaires et avantages plus élevés et 47% pour progresser dans sa carrière et améliorer ses compétences.

Des avantages et aides très disparates

Si soutien approprié et packages adéquats apparaissent toujours comme les meilleurs ressorts de l’entreprise pour recruter, gérer et/ou envoyer ses talents à l’étranger, l’étude révèle que les employeurs sont très inégaux sur cette question et que beaucoup ont encore du chemin à parcourir :

  • 10% des salariés affectés à l’international déclarent n’avoir aucune aide de leur employeur (et un quart (24%) des salariés des entreprises britanniques et 32% des entreprises suisses).
  • 60% ne reçoivent pas d’aide pour trouver un logement
  • 65% n’ont aucun soutien RH de leur entreprise (et 78% n’ont pas bénéficié de ressources humaines spécifiques, à l’international)
  • seulement 27% des expatriés déclarent avoir reçu une formation linguistique ou interculturelle…
  • et seule, la moitié des salariés déclarent avoir obtenu de l’aide pour les demandes de visa ou d’immigration

La carrière de l’expatrié semble bénéficier d’un meilleur traitement : 42% des entreprises interrogées déclarent proposer une promotion interne à celui qui rentre de mission et 40% disent proposer leur réseau local, construit sur place, pour aider leur salarié à trouver un nouveau poste dans le pays.

 

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Research Plus Ltd a réalisé pour Axa, deux études : l’une avec un échantillon de travailleurs mobiles à l’international et l’autre, avec un panel de multinationales.

Research Plus a interrogé 372 travailleurs internationaux entre le 17 mars et le 2 avril 2017. Entre 30 et 35 travailleurs non natifs, cadres supérieurs ou dirigeants, ont été interrogés dans 11 pays (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France , Hong Kong, Singapour, Suisse, Espagne, Chine, Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite). Concernant les entreprises, Research Plus a développé un échantillon de 250 administrateurs RH travaillant pour des multinationales (entreprises de plus de 250 employés se développant dans au moins 3 pays). Ces sociétés sont basées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, à Hong Kong, à Singapour, en Suisse et en Espagne.

Les enquêtes ont été menées en ligne.

Pour en savoir plus en téléchargeant le rapport