1er emploi à l’international : une concurrence plus importante

Dans tout le bruissement médiatique (justifié !) autour de la question de l’emploi des jeunes et des jeunes diplômés, il serait intéressant de trouver des éléments sur la recherche du premier emploi à l’international. Savoir quels sont les freins et aussi quelles sont les pratiques qui conduisent au succès. Mais il n’y a pas d’article ni vraiment d’études dédiés à cette question. Par contre, trois rapports parus cette année, donnent des éléments que je peux relier à ma pratique.

Un nombre stable d’embauches de jeunes diplômés d’écoles

C’est le résultat d’une enquête de l’Apec parue le mois dernier (cliquez ici). Elle montre clairement que 37 % des diplômés 2013 de niveau bac + 5 n’ont toujours pas trouvé d’emploi cette année. Le chiffre est en hausse, inquiétant, mais il concerne les universitaires pour la plupart. Pour les diplômés d’écoles, les chiffres n’ont guère varié depuis l’année précédente. Comprenez que les jeunes en recherche d’emploi à l’international, n’ont ni plus ni moins de difficultés dans leur recherche d’emploi en France que la promotion de 2012…

Un nombre stable d’embauches de jeunes diplômés à l’étranger

Une deuxième étude d’in­sertion des « Diplômés des grandes écoles » de la Conférence des grandes écoles (cliquez ici) indique que « la part des emplois à l’étranger des nouveaux diplômés est relativement stable : 15 % des jeunes diplômés occupent un emploi à l’étranger ». Même si cette part a augmenté de quelques pour cent par rapport à la promotion précédente, il semble que l’augmentation du nombre global d’offres à l’international (dont il est question dans ce texte) ne joue pas dans l’embauche des jeunes diplômés… par contre le volontariat a augmenté.

Cette étude d’insertion que je vous conseille de parcourir, répondra aussi à un grand nombre de vos questions :

. sur les salaires, avec par exemple, des ordres de grandeur : « Les salaires bruts annuels moyens sont tous en légère baisse, poursuivant la tendance observée l’année passée. La médiane des salaires hors primes en France pour l’ensemble des nouveaux diplômés s’établit à 33 000 € et 35 000 € avec les primes ».
. les façons qui ont fonctionné pour trouver un emploi, sachant que : « les stages, les actions du service Emploi des écoles, du réseau des anciens et de l’organisation de forums « École-Entreprise » concourent à la moitié des recrutements », par exemple toujours.

Une recherche plus ardue et un nombre d’entretiens qui augmente

Un 3e rapport de Deloitte, datant du début de l’année, sur « L’humeur des jeunes diplômés » (cliquez ici) donne des indications intéressantes sur :
. le temps de recherche d’emploi : « 26% des jeunes diplômés recherchent un emploi pendant plus de 5 mois »
. le nombre d’entretiens : « 18% des jeunes diplômés ont passé entre 3 et 5 entretiens »
. des difficultés : « 56% se plaignent du manque d’offres correspondant à leur profil et 50% parlent de leur manque d’expérience comme du frein principal à leur entrée dans l’emploi »

Le rapport Deloitte date de janvier 2014. Personnellement, j’ai constaté que les jeunes diplômés de 2013 que j’ai suivi, sont souvent restés sur la touche plus de 7 mois et que le nombre d’entretiens était souvent supérieur à 5…

J’ai également constaté que le suivi des offres par les candidats, sur les sites des entreprises est rarement systématique alors que beaucoup de ces offres ne sont pas diffusées sur des sites d’emploi. C’est vrai aussi pour un grand nombre d’offres de V.I.E qui ne figurent pas non plus, pour beaucoup, sur le site du CIVI.

J’ai entendu beaucoup de plaintes sur le temps perdu à postuler sur des sites vous présentant souvent les mêmes offres. Il faut donc sélectionner quelques sites qui correspondent à ce que vous cherchez, idem pour les cabinets de recrutement en France et à l’étranger (J’ai créé une page « Ressources » sur ce blog pour vous aider, cliquez ici) et ne pas vous disperser. Même chose pour les candidathèques.

Des désirs d’expatriation en augmentation

L’étude de Deloitte indique également
. un désir d’expatriation croissant : « 27% pensent que les meilleures opportunités sont à l’étranger » (ils étaient 13% en 2012…) dont bien sûr, une majorité de doctorants qui perçoivent de moins en moins leur avenir en France.
. des pays plébiscités qui sont à peu près les mêmes que pour les candidats français expérimentés : le Canada, la Grande-Bretagne et les USA.

Un désir d’expatriation croissant (il a doublé en 1 an), lié à un volume d’offres à l’étranger qui n’augmente pas, signifie une concurrence plus rude… sur les mêmes destinations : Amérique du Nord et Grande-Bretagne !

Nous pouvons continuer cette conversation sur le groupe « La Communauté Cadrexport » sur LinkedIn, si vous le désirez. Vous pouvez également me joindre via ce blog.

Et pour finir sur une note positive… voici un article de Studyrama sur les intentions d’embauche en 2015 (cliquez ici)…

Advertisements